LUXEMBOURG
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L’Association pour la Santé au Travail des Secteurs Tertiaire et Financier propose une formation pour le «middle management»

L’Association pour la Santé au Travail des Secteurs Tertiaire et Financier vient de tenir son assemblée générale la semaine passée. Créée en 1994, l’ASTF a développé au fil des années toute une panoplie de services pour les entreprises afin de les aider à promouvoir la santé, la sécurité et le bien-être de leurs employés. L’offre comprend notamment des visites médicales à l’embauche, les visites médicales en cas de reprise après maladie prolongée, l’étude ergonomique des postes de travail, la répertorisation des postes à risque, l’organisation des premiers secours mais aussi la prévention autant primaire.

Environ 15.000 employés ont pu être atteints l’an dernier à travers les diverses activités et campagnes de l’ASTF, à laquelle 541 entreprises sont affiliées aveca un total de 47.925 salariés. Ce qui interpelle dans le rapport, c’est la forte augmentation de cas d’épuisement professionnel ou «burnout» vus à l’ASFT. De 58 en 2014, le nombre de nouveaux cas a bondi à 239 en 2018. Une progression qui ne reflète pas nécessairement une augmentation générale des cas de «burnout», mais est une conséquence d’une politique plus pro-active de l’ASTF, selon Patrizia Thiry-Curzietti, médecin du travail et Directrice générale de l’Association. En effet, depuis 2013, les personnes en visite spéciale et en check-up médical peuvent remplir un questionnaire sur leur bien-être au travail. Mais les directions d’entreprises prennent, elles aussi, de plus en plus la mesure des risques pyscho-sociaux. L’ASFT a ainsi mis en place une panoplie de formations consacrées à la prévention de ces risques et au management du stress.

Depuis l’an dernier, l’association offre également un cours de «leadership sain» qui s’adresse au «middle management» avec l’objectif de fournir aux gestionnaires d’équipes les instruments pour gérer la pression qui repose sur leurs propres épaules et d’oeuvrer au bien-être de leurs équipes. «En 2.000 ans, les conditions de travail en soi n’ont jamais été meilleures», constate Patrizia Thiry-Curzietti, «or, les gens sont de moins en moins satisfaits alors que le volume de travail augmente, les exigences de disponibilité aussi et que tout le monde est en permanence en train de se comparer à d’autres personnes. Ce n’est pas si simple de gérer tout cela». Les salariés affectés par cette pression doivent apprendre par exemple à connaître leurs limites et à les articuler ou encore à récupérer - pour sauvegarder leur santé et leur bien-être.