Alors, qu’est-ce que 2015 nous réserve? Cette question, la plupart des investisseurs se la posent et hier soir, la Banque Degroof Luxembourg a tenté de dégager quelques pistes. Pour le professeur Theo Vermaelen, les marchés ont généralement tendance à répondre à la hausse face aux décisions financières des entreprises. Un phénomène particulièrement marqué dans le cas d’achats à effet de levier ou leveraged buy-out, où le marché réagit positivement quatre fois sur dix. Autre observation du conférencier: le boom des rachats d’action propres par les entreprises américaines qui depuis 1997, fait figure de première source de liquidités pour les entreprises cotées. Les autres pays ont suivi la tendance depuis lors et le professeur de finance internationale à l’INSEAD souligne que pareilles annoncent de rachats d’actions sont généralement liés à des raisons de sous-évaluation des titres concernés. Par ailleurs, il constate qu’en cas de surévaluation, les entreprises ont généralement tendance à émettre des actions pour financer leurs investissements ou acquisitions.
Le billet vert a la cote
De son côté, Etienne de Callataÿ se montre prudent face aux évolutions en cours et à venir, tant les incertitudes sont lourdes. Prix du pétrole, déflation et programme d’assouplissement quantitatif: ces éléments influents pourraient peser lourd dans la balance. Voilà pourquoi les prévisions de croissances de l’économiste en chef de la Banque Degroof s’affichent en timide hausse par rapport aux estimations de l’année 2014 formulées en ce début d’année. La croissance mondiale passerait de 3,3% à 3,5% tandis qu’en zone euro, elle passerait de 0,8% à 1,2%. Les États-Unis marqueraient par contre une belle poussée à 3,6% contre 2,4% en 2014. Par contre, les pays émergents reculeraient légèrement, de 4,4% à 4,3%.
Vu les mouvements constatés ces derniers mois et l’arrivée du programme de rachat d’actifs de la BCE, Etienne de Callataÿ sous-pondère les obligations mais opte pour une légère surpondération pour tout ce qui concerne le capital à risque. Enfin, l’euro devrait continuer sa descente et l’économiste recommande dès lors de se tourner vers le billet vert en 2015.
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