LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Les revenus du cabinet ont progressé de 10% au 30 juin 2014

Le premier hôte du Ban de Gasperich veut positiver. Si la croissance de son chiffre d’affaires a quelque peu ralenti au 30 juin dernier, à 10% contre 11% un an plus tôt, PwC se félicite d’avoir généré 315 millions d’euros de chiffre d’affaires. «Nous sommes dans une économie en crise et considérons cette performance comme étant tout à fait satisfaisante», a commenté le Managing Partner Didier Mouget. Métier par métier, l’audit représente 41% des revenus et signe une croissance de 5% de son chiffre d’affaires.

Le conseil fiscal bondit pour sa part de 9,5% et les activités Advisory augmentent de plus de 19%, tout en pesant un quart des revenus du cabinet. «On est encore le plus petit des métiers au sein de cette grande firme», nuance son responsable, Jean-François Kroonen.

Ce dernier supervise aussi le développement du PwC Accelerator qui cette année marque un cap important. L’outil lancé en 2011 au départ de Luxembourg pour soutenir les entreprises à forte croissance qui souhaitent s’internationaliser prend du galon: «Nous allons pouvoir déployer 25 accélérateurs à travers le monde d’ici trois ans».

«Très peu d’impact» pour LuxLeaks

Pour l’exercice 2015, Didier Mouget table sur une croissance des revenus entre 5% et 10%. Le cabinet entend soutenir les efforts du gouvernement en «attirant des acteurs étrangers au Luxembourg». Impossible de ne pas penser à l’affaire LuxLeaks que le Managing Partner considère comme isolée de l’activité du cabinet. «Elle devrait avoir très peu d’impact» sur les résultats, explique-t-il. Hier, la rencontre avec la presse a été aussi l’occasion pour PwC de préciser que les documents internes ayant servis notamment de base aux révélations de l’affaire LuxLeaks sont le fruit d’une fuite interne, «un employé qui depuis lors ne travaille plus ici».

Les prochains mois seront aussi marqués par les nouvelles règlementations comme BEPS. Pour le Tax Leader Wim Piot, «cette transparence accrue est une grande opportunité pour le Luxembourg». Le groupe a d’ailleurs étoffé son offre de service de consulting envers le secteur bancaire et revendique par exemple une mission d’auditorat dans quatre des six banques chinoises de la place financière. Le cabinet a également annoncé deux partenariats avec PwC France. D’une part, une société commune va voir le jour en Lorraine pour servir le marché de la Grande Région, d’abord dans les métiers du conseil puis pour l’audit et la fiscalité. D’autre part, un partenariat dans le consulting est prévu avec la filiale française. Celle-ci est responsable non seulement du territoire de l’Hexagone mais aussi de 17 pays d’Afrique francophone. «C’est une réelle opportunité d’exportation de nos compétences», souligne l’Advisory Leader Jean-François Kroonen.

Au niveau mondial, PwC a vu son chiffre d’affaires progresser de 6% et atteindre les 195.000 salariés. Au Luxembourg, ils sont 2.450 ce qui fait du cabinet le sixième employeur du pays. Au cours de son exercice fiscal, il a totalisé 550 nouvelles recrues pour 170 emplois nets créés.


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