LUXEMBURG
CLAUDE KARGER

Le Haut Comité pour l’Industrie sera mis en place sous peu, promet le Ministre

Une mauvaise année pour la plupart des entreprises luxembourgeoises: Robert Dennewald, le président de la Fedil, a brossé un sombre tableau de la situation de l’industrie en 2012 lors de la réception du Nouvel an de la Fédération mardi soir. L’occasion pour lui de souligner l’écart grandissant entre les chiffres d’affaires et l’évolution des coûts. Moins de 24 heures plus tard, le LCGB a envoyé une sorte d’appel pour relancer le débat sur l’avenir de l’industrie luxembourgeoise. Tout en reconnaissant que cette dernière était parmi les secteurs économiques luxembourgeois victimes de la crise actuelle tout au long de l’année dernière.

Mais tandis que les entreprises industrielles traditionnelles ont connus pour la plupart de sérieux problèmes (McBride Chemolux, Hyosung Wire, Luxguard II...), les nouvelles industries et technologies tels que la logistique, les écotechnologies, l’industrie des médias....se trouveraient en plein développement ou seront davantage développées.

LCGB: investir dans la formation

Le LCGB met cependant en garde les dirigeants d’entreprise de se focaliser surtout et avant tout sur le «coût» de leur main-d‘œuvre, car ce serait un faux débat.

Et le syndicat chrétien de rappeler qu’au sein des entreprises, les salariés constituent la ressource la plus importante pour garantir un bon déroulement des activités commerciales.

Or, les investissements dans la main-d‘œuvre sont assez seraient jugés comme des surcoûts et deviendraient donc de plus en plus rares. Ce que déplore le LCGB, qui constate plus particulièrement que l’importance de l’apprentissage dans les entreprises aurait été délaissé pendant des années dans l’industrie luxembourgeoise. Ceci aurait créé un manque de main-d’œuvre qualifiée au Luxembourg et entraînerait encore aujourd’hui des problèmes si on veut employer des personnes peu qualifiées dans le secteur industriel. Il faudrait absolument inverser la vapeur dans ces domaines, souligne le LCGB, qui met un accent sur l’împortance du dialogue social en temps de crise.

Convoquer une nouvelle tripartite

Tout en revendiquant - de nouveau - la convocation d’une nouvelle tripartite afin de trouver les bonnes réponses aux problèmes actuels. «Cette revendication reste à l’heure actuelle sans suites politiques», regrette le syndicat qui appelle les décideurs politiques «de s’engager en faveur d’un renforcement du dialogue social afin de permettre au courant de l’année 2013 dans l’industrie luxembourgeoise une relance des investissements dans les outils de production et dans la main-d’œuvre».

Eventuellement, une des plate-formes pour définir de concert une stratégie pour l’industrie luxembourgeoise pourrait être le Haut Comité pour l’Industrie. Selon le Ministre de l’Economie Etienne Schneider, celui-ci serait mis en place sous peu. C’est en tout cas ce qu‘il promet dans sa réponse à une question parlementaire du député CSV Félix Eischen d’octobre dernier, sans cependant révéler de date.

«Une des missions du Haut Comité sera justement d’élaborer des propositions concrètes pour renforcer la compétitivité du Luxembourg comme site industriel majeur». Le temps presse.