LUXEMBOURG
MARC HASSLER ET ANDREW HOWARD (SCHROEDERS)

En matière de réchauffement climatique, le secteur de l’investissement a tendance à se concentrer sur les efforts entrepris pour limiter ses effets et privilégie généralement les mesures classiques (rudimentaires et souvent trompeuses selon nous) telles que l’empreinte carbone, les réserves de combustibles fossiles ou l’exposition aux énergies renouvelables. Mais il se préoccupe beaucoup moins des dégâts physiques concrets que le réchauffement climatique causera aux opérations des entreprises.

Les dégâts causés par les catastrophes liées au climat ont augmenté de plus de 4% par an depuis 40 ans et devraient continuer à croître à un rythme similaire. La hausse de la température est en décalage d’environ 40 ans par rapport à celle de la concentration des gaz à effet de serre. Ainsi, la température devrait encore augmenter de 0,6 degré en raison d’émissions passées. Les investisseurs ne peuvent pas ignorer l’impact sur les entreprises.

Quatre entreprises sur cinq ayant répondu à l’enquête annuelle du «Carbon Disclosure Project» ont identifié des risques liés à l’impact du réchauffement climatique physique – les secteurs très capitalistiques étant les plus conscients du risque. D’après nous, les marchés financiers y accordent trop peu d’attention.

Nous avons mis au point un modèle pour quantifier ces implications sur la valorisation des entreprises et des portefeuilles afin de répondre à cette question: «Combien une entreprise devrait-elle débourser pour s’assurer contre les risques physiques causés par le réchauffement climatique pour la durée de vie restante de ses actifs?».

L’analyse associe des mesures indépendantes du risque climatique dans chaque pays, l’exposition géographique indiquée par les entreprises et la logique utilisée par les assurances pour évaluer l’exposition à ces risques. Le graphique classe les risques encourus par les secteurs selon notre analyse de 11 000 sociétés cotées dans le monde. Pour la plupart, l’impact est inférieur à 5% de leur valeur actuelle sur le marché, mais il est supérieur pour les entreprises les plus exposées, principalement celles des secteurs les plus capitalistiques opérant dans les régions les plus vulnérables.

S’il reste inférieur aux risques liés au prix du carbone ou à une évolution de la croissance de la demande, l’impact est important et plus certain. Ce type d’analyse permet d’aider nos gérants à prendre des décisions mieux informées.

L’exploitation des opportunités offertes par le changement climatique chez Schroders

Le changement climatique va provoquer une transformation radicale de l’économie mondiale, qui se fera à terme ressentir dans presque tous les secteurs d’activité. Cette transformation aura une influence sans cesse croissante sur les fondamentaux des entreprises (chiffre d’affaires, rentabilité et valorisation) et seulement partiellement comprise à l’heure actuelle: ceci offre des opportunités de génération d’alpha, grâce à la sélection judicieuse d’entreprises à la proue de leur secteur et sachant exploiter ces évolutions. C’est précisément ce que la stratégie Global Climate Change de Schroders vous permet de faire dans cinq secteurs, à savoir les énergies propres, l’efficacité énergétique, l’environnement et les ressources naturelles, le transport durable et l’industrie bas carbone (notamment les technologies de rupture).

Pour en savoir plus, contactez Schroders via info-be[at]schroders.com

A propos de Schroders

Plus de 4.800 collaborateurs sur six continents

La société britannique de gestion d’actifs Schroders a été fondée en 1804. Aujourd’hui, elle compte plus de 4.800 collaborateurs répartis sur les six continents. Son siège est installé au cœur de la City à Londres et elle est également présente au Grand-Duché de Luxembourg depuis 1991 avec Schroder Investment Management (Europe) S.A., dont l’équipe de Senningerberg réunit 292 collaborateurs. Schroders gère 508,2 milliards d’euros d’avoirs investis dans un vaste univers d’actions et de produits à revenu fixe, mixtes et/ou alternatifs pour des investisseurs institutionnels et particuliers, des établissements financiers et des clients fortunés, et ce aux quatre coins du globe. Schroders, c’est aussi 610 fonds d’investissement dans le monde, dont 194 enregistrés au Luxembourg.