LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

1.263 déconfitures recensées l’an dernier au Luxembourg,en hausse de près de 6% par rapport à 2018 selon Creditreform

L’année 2019 a été marquée par un pic de faillites au Luxembourg, renseigne Creditreform dans un communiqué diffusé lundi. Au total, 1.263 entreprises ont cessé leurs activités, soit 5,69% de plus qu’en 2018. «En vue des transformations économiques au Luxembourg, le nombre des faillites restera à un niveau élevé en 2020», anticipe Herbert Eberhard, administrateur délégué de Creditreform Luxembourg SA.

L’an dernier, ce sont surtout les entreprises actives dans les services qui ont fermé leurs portes: elles représentent sept faillites sur dix, loin devant les commerces (20%) et la construction (10%). C’est dans ce segment que la progression des faillites est le plus marquée, de l’ordre de 10%, mais le phénomène concerne surtout des petites sociétés, pointe Creditreform.

Les S.à.r.l. de plus de cinq ans baséesà Luxembourg

Côté forme juridique, les S.à.r.l. restent les plus dominantes avec près de six faillites sur dix. Mais les sociétés anonymes signent une augmentation considérable de leurs déconfitures, de l’ordre de 16%, pour atteindre 270 cas.

Quant à l’âge des sociétés déchues, les plus de cinq ans représentent trois faillites sur quatre. Maillage économique oblige, neuf fermetures sur dix sont basées dans l’arrondissement de Luxembourg, Diekirch ne compte que 125 procédures mais c’est presque 8% de plus qu’en 2018.

Creditreform se base sur les données des tribunaux des deux arrondissements judiciaires concernés. L’entreprise active dans le recouvrement de créances est active dans 23 marchés dont le Luxembourg. Au total, elle emploie quelque 4.000 salariés.


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