BRUXELLES
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Les pays du Benelux signent un nouveau traité de coopération policière

Les pays du Benelux entendent renforcer encore davantage leur coopération policière. A cet effet, leurs représentants ont signé hier un nouveau traité à Bruxelles. Il remplace le traité du 8 juin 2004 et crée un cadre de coopération policière plus étendu que les instruments existants.

Le nouvel accord s’inscrit dans la vision selon laquelle le Benelux devrait agir comme «le laboratoire européen» pour des formes de coopération diverses. A noter que le 18 novembre 2016, les ministres compétents du Luxembourg, de la Belgique et des Pays-Bas avaient signé une déclaration politique qui précise les objectifs principaux de la refonte, à savoir le renforcement des dispositifs au niveau de la recherche transfrontalière et de la poursuite transfrontalière et l’optimisation de l’échange d’informations entre les autorités de poursuite des pays partenaires en tenant dûment compte de la protection des données personnelles.

Sur le plan national, le ministère de la Sécurité intérieure, le ministère de la Justice, le Parquet général et la police grand-ducale ont collaboré de manière fructueuse à ce dossier. Quant aux dispositions novatrices dans le nouvel accord, il couvre désormais notamment la poursuite transfrontalière, les unités spéciales d’intervention, l’accompagnement des personnes, le détachement d’officiers de liaison communs dans les pays Benelux et dans des pays tiers ou encore la création de centres de police communs. Cette dernière disposition n’affecterait cependant pas l’organisation du centre commun de coopération policière et douanière actuel à Luxembourg, renseigne un communiqué de presse.