LUXEMBOURG
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La marque au losange compte racheter Lotus F1 Team à Gérard Lopez

La nouvelle était attendue, la voilà confirmée: Renault va faire son retour en Formule 1 d’ici à l’an prochain. Avec la filiale de Genii Capital, Gravity Motorsports, la marque au losange a signé «une lettre d’intention portant sur l’acquisition potentielle par Renault d’une participation majoritaire dans le capital Lotus F1 Team», selon un communiqué. L’écurie croule actuellement sous le poids de ses dettes et est menacée d’une liquidation judiciaire. Contacté par nos soins, son propriétaire Gérard Lopez s’est refusé à tout commentaire, indiquant que «les deux parties ont convenu de ne pas s’exprimer en-dehors des communiqués de presse».

L’homme d’affaires luxembourgeois a racheté en 2010 Renault F1 via Genii Capital. Rebaptisée Lotus, l’écurie a connu des périodes fastes en 2012 et 2013, grâce à sa 4ème position au Championnat du monde des constructeurs. Mais en 2014, les monoplaces au moteur Renault ont connu une saison désastreuse. Gérard Lopez s’est quelque peu distancé et Lotus a connu de grosses difficultés financières. Le 19 septembre, l’écurie aux 400 salariés a évité la liquidation judiciaire grâce à une lettre de Renault.

Toujours un pied dans la F1

De son côté, la marque au losange signe un retour à l’avant-plan de la Formule 1. Car si l’écurie Renault a disparu au profit de Lotus F1 Team, le constructeur français n’a jamais vraiment disparu des paddocks. Il a en effet fourni des moteurs aux Red Bull Racing, qui ont remporté quatre fois le championnat du monde entre 2010 et 2013. Pour la petite histoire, c’est même Renault qui a lancé le premier moteur turbo de la F1, en 1977. Le constructeur a remporté quatre titres mondiaux en 2005 et 2006 grâce à Fernando Alonso. Désormais, il se lance dans un processus compliqué: le rachat d’une écurie de F1 avec un changement de nom, ce qui nécessite l’accord unanime des écuries rivales. En tout cas, Renault peut se targuer d’une certaine solidité financière. Le groupe a quasi doublé son bénéfice net au premier semestre à 1,39 milliard d’euros.