Bien observé: lors de son «maiden-speech» comme député, Jean-Claude Juncker portait la même cravate verte qu’il avait choisie le 10 juillet dernier, date de sa déclaration sur l’affaire SREL, ô combien lourde de conséquences. L’élégante éditorialiste du «Quotidien», en toisant l’ex-Premier ministre du chef à l’orteil, a également observé que ce dernier portait un costume bleu nuit. «Il ne manquait plus qu’une paire de chaussettes rouges pour se présenter sous les couleurs de la nouvelle coalition», constate par ailleurs l’auteure. Or, le rouge manquait et pour cause: «Cette couleur, il doit l’exécrer pour ce qu’elle représente: les socialistes, l’ennemi juré». Allons, JCJ n’a-t-il pas dorloté le camarade Asselborn? Oui, mais uniquement «pour mieux précipiter Etienne Schneider au fond du gouffre». Car «le vice-Premier ministre socialiste est sa cible et son chauchemar». La cause principale de la relégation du CSV sur les bancs de l’opposition? Heureusement que le nouveau Premier ministre a demandé à l’accusateur d’entamer son autocritique et de se demander «pourquoi personne ne voulait plus gouverner avec lui, même au sein de son propre camp.» Après cela, plus un bruit dans les rangs du CSV. «Comme si la cible, pour eux, n’était pas forcément celle que Jean-Claude Juncker tenait dans son viseur», conclut l’éditorialiste. À méditer.