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Seed4Start: la plate-forme de capital investissement de la Grande Région entre dans sa 4ème saison

C’est parti pour la quatrième édition du programme Seed4Start. Devant une cinquantaine d’intéressés hier matin à l’espace coworking nyuko, créé par Business Initiative a.s.b.l. et la plateforme de coworking Impactory, les responsables de la plateforme transfrontalière de capital investissement de la Grande Région ont expliqué comment une start up peut se préparer pour charmer les investisseurs.

Evidemment, le nerf de la guerre dans la réalisation d’une bonne idée entrepreneuriale, c’est le financement. C’est justement dans cette perspective que Seed4Start intervient depuis 2012 pour aider les entrepreneurs avec des projets à potentiel en Lorraine, en Wallonie, en Sarre, en Rhénanie-Palatinat et au Luxembourg à attirer l’attention des «Business Angels» et autres «Venture Capitalists» et à faciliter l’accès à ces acteurs souvent dispersés et difficiles d’accès sans guidage adéquat.

Depuis 2012, 27 entreprises ont réussi à lever des fonds

Selon Boris Ouarnier, spécialiste en financement des PME de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Meurthe-et-Moselle, depuis le démarrage de Seed4Start, 54 start ups ont été sélectionnées pour participer au programme, cofinancé jusqu’en 2014 par la Commission européenne. Parmi elles, 29 françaises, treize luxembourgeoises, onze belges et seulement une allemande.

Le manque d’engouement des start up sarroises ou rhénanes serait aussi dû aux problèmes linguistiques dans un espace qui est aussi régi par différents régimes juridiques et différentes cultures entrepreneuriales.

Parmi les entreprises participantes, la moitié a effectivement réussi à lever des fonds, dans une fourchette de 100.000 à plus d’un million d’euros. A noter que 45% des capitaux provenaient de France, 34% du Luxembourg et 21% de Belgique. 68% au total étaient injectés par des «Business Angels», donc des particuliers qui investissent dans une entreprise qu’ils jugent innovante et à fort potentiel.

En Belgique et au Luxembourg, certains de ces investisseurs ont constitué de véritables réseaux.

«Le but, c’est de présenter les meilleurs projets dans les meilleures conditions possibles», explique Boris Ouarnier à propos de Seed4Start.

Les start ups sont présélectionnées sur base de la qualité de leur équipe, de l’idée entrepreneuriale, du risque et de la faisabilité du projet, de la crédibilité du «business plan», de la qualité de la présentation et de l’offre aux investisseurs.

Les inscriptions sont d’ailleurs d’ores et déjà ouvertes et se clôtureront le 25 septembre prochain. Ensuite, les entrepreneurs sont préparés pour des «road shows» et surtout pour les «pitchs», séances au cours desquelles ils entrent directement en contact avec des investisseurs potentiels. Mieux vaut alors non seulement connaître son affaire sur le bout des doigts, mais aussi ne pas se faire désarçonner par des questions pernicieuses. Seed4Start aide les responsables de start ups à éviter ces écueils. Mais participer au programme a un prix. Les frais d’inscription se montent à 150 euros, l’inscription aux trainings (qui ne sont pas obligatoires) à 750 euros, tandis que la participation aux sessions de «pitches» - elles seront trois au total - est accessible au prix de 500 euros. Si le «fund raising» est un succès, entre 3.000 et 8.000 euros de la levée serviront à assurer le financement de Seed4Start. Le jury de sélection retiendra les entreprises les plus intéressantes les 19 et 20 octobre prochains, tandis que les «Pitching Days» auront lieu le 24 novembre à Luxembourg, le 27 novembre en Lorraine et le 2 décembre en Belgique.


Plus d’informations et inscriptions: www.seed4start.org