LEUDELANGE
CATHERINE KURZAWA

La Banque Raiffeisen a fait le point sur ses activités à mi-parcours de son exercice

Malgré un rétrécissement des marges toujours affectées par les taux bas, Raiffeisen a maintenu le cap au premier semestre avec des indicateurs dans le vert. En un an, les avoirs sous gestion ont gonflé de 8,5% et les prêts et crédits de 4,8%, a annoncé hier la banque coopérative. Ses revenus ont été alimentés par un volume croissant de transactions et des opérations boursières en particulier. En six mois, les hausses sont de respectivement 6,2% et 1,8%.

Le président du comité de direction a profité de sa rencontre avec la presse pour présenter les deux grandes priorités de Raiffeisen: l’investissement dans le réseau d’agences et celui dans les services digitaux de la banque. «Il est important pour le client qu’on soit là où et quand il le veut», a souligné Guy Hoffmann. Ciblant la clientèle plus jeune, il n’a pas manqué d’évoquer un renforcement de la présence de la banque sur les médias sociaux, l’arrivée d’une nouvelle application mobile dans les semaines à venir et une nouvelle mouture de l’Internet banking d’ici l’an prochain.

Dans le même temps, le groupe s’apprête à ouvrir une agence au Kirchberg, début 2016. Il s’agira alors de sa cinquième antenne dans la capitale, après la gare, le Limpertsberg, Merl et le boulevard Royal. Mais force est de constater que certaines agences ferment leurs portes, comme à Kehlen par exemple où il est prévu de mettre la clé sous le paillasson d’ici quelques jours. «Ayant ouvert une nouvelle agence à Mamer, on a constaté une migration de la clientèle de Kehlen vers Mamer», explique Guy Hoffmann. Plus largement, la banque constate que pas mal de clients optent pour une agence proche de leur lieu de travail plutôt que de leur domicile, avec par conséquent un recentrage sur les grands bassins d’emploi. «D’ici dix ou quinze ans, il y aura beaucoup moins d’agences», ajoute le président du comité de direction. Au total deux à trois agences locales devraient fermer leurs portes d’ici à la fin de l’année sur les 44 que compte le groupe.
POST actionnaire

Quant à la reprise des comptes chèques postaux de POST, Raiffeisen attend le feu vert des organes de contrôle. En parallèle, POST Group va devenir actionnaire à 10% de la banque coopérative et aura un administrateur.

Au 31 décembre 2013, le Statec dénombrait 141.904 CCP au Luxembourg. Les clients auront le choix à savoir rester clients POST ou bien migrer vers Raiffeisen pour bénéficier d’une offre complète de services. Les deux institutions sont en négociations depuis juillet 2014 sur ce dossier qui devrait, selon Guy Hoffmann, trouver son épilogue au cours du «premier semestre 2016».

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