LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Son bénéfice net a fondu d’un quart au premier semestre

Comme pressenti par les analystes, l’opérateur de satellites SES a fait état vendredi d’un bénéfice net en chute à 169,2 millions d’euros, soit 25,7% de moins sur un an. Ce résultat, «en ligne avec nos attentes» au dire du président et CEO de l’entreprise Steve Collar, a été impacté par une baisse des revenus particulièrement prononcée de 8,2% dans l’activité de vidéo, qui pèse 63% du chiffre d’affaires du groupe. Celui-ci s’est contracté de 2% à 961,4 millions d’euros.

«Nous avons à présent sécurisé 90% du chiffre d’affaires prévu pour 2019 et nous avons une bonne visibilité sur les revenus futurs de la vidéo et des réseaux», a souligné dans un communiqué de presse le dirigeant de l’entreprise basée à Betzdorf.

Les services gagnent du terrain

Si la vidéo demeure son cœur de métier avec la plus grande part de ses revenus, celle-ci est tout de même passée de 67% à 63% en douze mois. Au 30 juin, SES diffusait 8.292 chaînes de télévision dans le monde, faisant de la distribution vidéo sa vache à lait avec 454,5 millions d’euros, soit trois fois plus que les services vidéo (150,1 millions d’euros). Quant aux services, leur part est montée de 33% à 37% du chiffre d’affaires de SES, dynamisés par la clientèle gouvernementale (+8,4% à 141,9 millions d’euros) mais surtout les solutions dites de mobilité (+26% à 97,4 millions d’euros). Il s’agit des compagnies aériennes et des opérateurs de croisière qui s’équipent pour proposer une connexion internet à bord via satellites.

Si le lancement d’un satellite O3b en avril dernier a permis d’accroître les capacités de SES, aucun renforcement n’est attendu d’ici au premier semestre 2021 avec la mise en orbite prévue de deux satellites. «Nous avons réalisé six premiers mois solides avec des résultats en ligne avec nos attentes, avec une progression de nos revenus issus des réseaux, un contrôle fort de nos coûts et dépenses non essentielles et d’importants progrès dans la transformation de SES», a résumé Steve Collar. L’opérateur maintient par ailleurs ses prévisions financières datant de février dernier. SES table sur des revenus quasi stables entre 2018 et 2019, dans une fourchette comprise entre 1,97 et 2 milliards d’euros.

A noter enfin que le bénéfice net attribuable aux actionnaires de SES s’élève pour le premier semestre à 169,2 millions d’euros (-39%) ce qui représente un gain par action de 0,32 euro. Pour rappel, l’Etat luxembourgeois détient 66.590.822 actions de classe B, soit 5,8% de participation dans SES. Cela équivaut donc à un gain de 8,6 millions d’euros au 30 juin.


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