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CATHERINE KURZAWA

Son bénéfice a décollé de plus de 76% en 2016 après l’acquisition d’O3b Networks

Le rachat de son concurrent O3b Networks l’été dernier a mis du beurre dans les épinards de l’opérateur de satellites SES. Il a fait état ce vendredi d’une hausse de son chiffre d’affaires de 2,7% à 2.068,8 millions d’euros mais aussi d’un bond de son bénéfice net à 962,7 millions d’euros, soit 76,7% de plus qu’à la fin 2015. En août dernier, SES a annoncé l’acquisition des 50,9% restant d’O3b Networks pour 730 millions d’euros. L’opération a dégagé une plus-value de 495,2 millions d’euros mais a pesé sur l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) qui a diminué de 2,9%, compressant la marge brute à 70,2% contre 74,2% un an plus tôt.

«2016 a été une année d’accélération pour SES», a commenté son CEO Karim Michel Sabbagh dans un communiqué. Le carnet de commandes du groupe est passé de 7,4 milliards d’euros à 8,1 milliards d’euros.

Les services de mobilité ont le vent en poupe

Au niveau des activités, la croissance la plus sensible a été enregistrée dans les services de mobilité où le chiffre d’affaires a décollé de 95,4% à 133,7 millions d’euros.Toutefois, cette activité ne représente à ce jour que 6% de l’ensemble des revenus de SES, qui restent largement basés sur les services vidéo avec une part de 68%. Le chiffre d’affaires de cette branche a cru de 4,7% l’an dernier à 1,39 milliard d’euros, aidé par une progression de la TVHD de 7,2% à 2.495 chaînes. Les services aux entreprises ont vu leur part passer de 14% à 12% du chiffre d’affaires du groupe, avec 252 millions d’euros (-13,1%). Quant aux services aux administrations publiques, leur chiffre d’affaires s’est replié de 6,2% à 241,8 millions d’euros.

750 millions d’euros de revenus supplémentaires dans le pipeline

«SES a pour ambition de développer ses activités en privilégiant la transparence stratégique, les investissements créateurs de valeur et une exécution de qualité», insiste son CEO. La flotte de SES a augmenté de 28 unités soit 1.530 répéteurs, avec un taux d’utilisation de 72,0%. Le groupe prévoit de lancer six satellites cette année, puis trois autres jusqu’en 2020. En incluant de l’entrée en service de SES-9 le 1er juin dernier, l’opérateur estime que ces nouveaux outils devraient générer 750 millions d’euros de chiffre d’affaires annualisé supplémentaire, équivalent à plus de 35% de l’ensemble de ses revenus en 2016. Il reste tout de même vague au niveau des prévisions, et dit simplement s’attendre à une croissance stable à légère pour les services vidéo et aux administrations publiques, un retour à la hausse pour les services aux entreprises et une nette expansion pour ceux dédiés à la mobilité.

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