ROLANDO CHOU RIVERO

La remise de la déclaration d’impôts est toujours un exercice délicat, parfois pénible voire onéreux et au Luxembourg plus qu’ailleurs, selon le pétitionnaire Rolando Chou Rivero. Sa pétition intitulée «Adapter le formulaire de la Déclaration d’Impôts aux données apportées par le contribuable» est ouverte à la signature sur le site web de la Chambre des Députés et vise à faciliter le remplissage de la Déclaration d’Impôts en considérant le format des données reçues et fournies par le contribuable de façon à le rendre plus ergonomique. Il nous détaille ses revendications.

«Je remarque depuis des années des initiatives pour optimiser le formulaire comme le remplissage automatique de certains champs par exemple. Mais j’ai le sentiment que cela s’est arrêté ces derniers temps. C’est ce qui me motive dans cette démarche de lancer une pétition.

Dans la déclaration d’impôts, il y a des endroits où il faut encoder les mêmes données à plusieurs reprises, et même les calculer soi-même. Cela me semble contradictoire avec l’idée de simplification administrative et de digitalisation du Luxembourg.

Le pays compte pour moitié des habitants non-luxembourgeois et parmi eux, nombreux sont les expatriés qui remplissent pour la première fois leur déclaration d’impôts luxembourgeoise. Ils savent rarement comment la compléter et il est assez onéreux de demander à un tiers, comme une fiduciaire par exemple, de remplir les cases.

Ça serait beaucoup mieux si les données étaient disposées de façon logique pour le contribuable. Or, aujourd’hui, rien ne l’est et on subit la double saisie et le calcul des données. Parallèlement, l’Administration préconise le remplissage par ordinateur et l’envoi électronique de la fiche mais demande d’envoyer les pièces d’appui par voie postale. Cela n’a pas de sens. Je ne pense pas qu’il y ait une contrainte quelconque à envoyer les pièces par voie électronique.

Le système actuel me semble obsolète. Dans les pays voisins, il est possible de remplir et d’envoyer sa déclaration d’impôts et ses pièces d’appui sur Internet. Ici au Luxembourg, on veut être à l’avant-garde des nouvelles technologies mais cette déclaration d’impôts apparaît comme un bâton dans les roues du progrès.

Ce que je demande, c’est d’accroître la correspondance des données entre administrations pour permettre davantage l’homogénéisation des nomenclatures, une référence unique et accroître l’ergonomie du formulaire. Cela permettra une diminution et une clarification des champs à remplir, avec de facto moins d’erreurs d’encodage. L’acceptation des pièces à l’appui par voie électronique déclencherait à mon avis une augmentation considérable des abonnés à la déclaration dématérialisée. Et dans le futur, pourquoi ne pas concrétiser l’échange des données entre administrations ce qui enlèvera au contribuable le rôle de “transmetteur” des données? Après tout, pourquoi être les derniers?»