LUXEMBOURGALLAN COLAS

L’horreur est de retour avec le remake de «Resident Evil 2»

Leon Kennedy est en route pour Racoon City pour débuter sa carrière de policier, lorsqu’en cours de route il rencontre Claire Redfield, une étudiante qui elle est à la recherche de son frère, lui aussi un policier. Les deux seront attaqués par des zombies et seront obligés de se séparer.

En cours de route le joueur découvrira qui se cache derrière toute cette horreur, en traversant la station de police, des égouts et un laboratoire, tous bourrés de puzzles, énigmes et bien sur de zombies qui n’hésiteront pas à vous poursuivre afin de vous grignoter le cou.

Comme son prédécesseur d’il y a 20 ans, le joueur à la possibilité de jouer avec Leon ou Claire. Les deux personnages traverseront les mêmes lieux, affronteront les mêmes ennemis, résoudront les mêmes énigmes, mais pour des raisons différentes. D’autre part, certaines portes et pièces ne seront accessibles que pour l’un des protagonistes et il faudra, dans l’idéal, finir le jeu avec ces deux personnages pour tout voir et accéder à la fin secrète du jeu.

Instaurer la peur

La version de 1998 avait une caméra fixe, ce qui résultait en une abondance d’angles morts, ce qui au final rendait les ennemis beaucoup plus difficiles à détecter et augmentait drastiquement le facteur de peur. Contrairement à l’original, la réédition de «Resident Evil 2» a échangé sa caméra fixe contre une caméra épaule. Cette dernière n’a pas d’angles mort et ceci diminue le niveau d’angoisse ressenti par le joueur. Néanmoins, Capcom a réussi à régler ce problème. En effet, la version de 2019 est beaucoup plus plongée dans l’obscurité que son prédécesseur. Pour pouvoir voir quelque chose, Leon doit utiliser une lampe de poche, qui est désactivée lorsqu’il se met à courir.

L’un des accents mis sur cette réédition est la crédibilité des ennemis. On croisera une multitude de zombies aux apparences différentes. Du zombie en uniforme (logique pour un commissariat) au visiteur lambda, qu’il soit jeune ou vieux, femme ou homme ou encore corpulent, personne n’échappe aux ravages du virus T.

Ensuite, la localisation des dégâts infligés par les balles de Leon est poussée au maximum. Une première balle dans la jambe et le zombie s’écroulera, une deuxième à la même place et le zombie sera définitivement démembré. Puisque les munitions sont rares, il sera au joueur de décider s’il voudra handicaper ses ennemis en leur arrachant leurs bras ou jambes, essayer de les tuer par plusieurs balles à la tête ou bien de prendre ses jambes à son cou pour sauver sa peau.

Une réédition réussie?

Cette version du jeu a magnifiquement été rééditée. La difficulté est constamment croissante, les pièces, couloirs sombres et les zombies très crédibles sont une source d’angoisse et d’anxiété omniprésente tout au long de la partie. Un jeu indispensable pour tous les fans de la série Resident Evil ou jeux d’horreur en général.