C’est dans un Londres néo-victorien, truffé de mystères et enrobé d’une ambiance plutôt sombre que l’histoire de Sir Galahad et des autres chevaliers de la Table ronde a lieu. Ces derniers vont non seulement devoir se battre contre des rebelles et créatures mythiques, mais également faire face à des trahisons et complots parmi les leurs. L’apparition de personnages comme Nikola Tesla, fournissant des armes et gadgets à Galahad, est un concept tout aussi sympathique.
Le tout rend très bien sur papier, mais le jeu n’utilise malheureusement pas assez tous ces éléments et cela ressemble en fin de compte à un énorme pot-pourri, qui n’est malheureusement pas assez étoffé. Des problèmes avec le scénario se font aussi remarquer vers la fin, car certains points sont à peine développés, expliqués ou conclus et laissent le joueur sur sa faim.
Du recyclage, encore et toujours
Tel est également le cas pour le gameplay, qui est loin d‘être mauvais, mais qui ne prend en fait aucun risque. Les développeurs ont décidé de jouer la carte du recyclage et de refaire ce qui a déjà été fait dans multiples jeux, mais en moins bien: les combats, le système de couverture, les courtes sections d’escalade, sans oublier les «Quick Time Events». Ces derniers sont présents à presque chaque occasion et deviennent vite lassant, surtout s’il s’agit de combattre un adversaire en martelant une touche.
Même si la durée de vie est plutôt courte et que l’histoire se boucle après six à sept heures, le problème de ce jeu est qu’il n’a tout simplement aucune rejouabilité. Rien n’incite le joueur à directement reprendre la manette en main et à recommencer l’aventure, surtout si une grosse partie est constituée de cinématiques.
Claque graphique assurée
Au niveau graphique, il n’y a rien à contester: The Order est l’un des plus beaux jeux paru jusqu‘à présent sur consoles de salon. Qu’il s’agisse des détails, des visages des personnages, des nombreuses cinématiques ou en reprenant le contrôle de l’action, le jeu est tout simplement magnifique et on a parfois presque l’impression d’oublier qu’on est en train de jouer à un jeu.
«The Order: 1886» avait toutes les cartes en main pour être un excellent titre, grâce à ses graphismes et sa direction artistique splendide, un univers passionnant mais malheureusement pas assez exploité et un scénario qui ne tient pas la route. Tout cela vient un peu gâcher le plaisir. Il est difficile de le recommander à ce prix, surtout avec une durée de vie aussi courte. Espérons que cette tendance de vendre des jeux courts à prix fort ne risque pas de devenir de plus en plus tendance.



