LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

L’ALEBA a fait le point sur les dossiers en cours à la veille du 1er mai

L’ALEBA n’a pas apporté de muguet lundi aux journalistes venus écouter ses doléances à la veille de la fête du Travail. En revanche, le syndicat est revenu sur l’origine de cette fête: les combats ouvriers à la fin du 19ème siècle pour obtenir la journée de huit heures. «Très peu de monde dans notre secteur peut dire qu’il a droit à des journées de 8 heures», a regretté le président de l’ALEBA, Roberto Scolati.

Un message contradictoire

Si d’un côté le syndicat réclame davantage d’acquis sociaux, de l’autre son responsable juridique Safouane Jaouid a assuré que «le confort économique que le Luxembourg a su donner malgré la crise finit par s’estomper». Ce dernier a appelé à ce que les salariés de la place financière «le comprennent aussi». Et d’embrayer sur «le problème des conventions collectives de travail qui permettent aux salariés d’avoir beaucoup plus de droits que ce que le code du travail le permet».

«Il n’y a pas que l’argent, il y a énormément de points sur lesquels nous voulons mettre l’accent», s’est défendu Safouane Jaouid avant d’évoquer la question du temps de travail mais aussi celle du bien-être au travail.

 

Quatre dossiers sur le grill

Cette rencontre avec la presse était aussi l’occasion de faire le point sur les négociations en cours concernant plusieurs conventions collectives de travail. Chez POST Telecom, qui a fusionné avec POST PSF, l’ALEBA table sur un accord d’ici à juillet pour les quelque 500 salariés concernés.

Dans le secteur des assurances, le syndicat souligne que seuls 2.500 des 5.000 salariés sont couverts par le texte en préparation. Les réunions bimensuelles ont démarré en janvier et les discussions avec le patronat avancent.

Quant à la convention collective de l’entreprise SIX Payments, une prochaine réunion plénière est prévue à la fin de la semaine pour avancer sur le sort des quelque 280 salariés concernés.

Enfin, pour la convention collective des banques, une réunion plénière s’est tenue vendredi dernier. Rendez-vous est donné jeudi matin entre les trois syndicats pour analyser les propositions de vendredi. Pourquoi pas plus tôt? «Le pont du 1er mai», a pointé Robert Scolati qui compte bien rencontrer les représentants de l’ABBL jeudi après-midi.