LUXEMBOURGCATHERINE KURZAWA

79 milliards d’euros ont été investis dans l’immobilier d’entreprise au premier semestre

C’est certain, le marché de la brique ne connaît pas vraiment la crise. En tout cas, sur les marchés européens secondaires, BNP Paribas Real Estate note un rebond du volume d’investissement de 21%, à 79 milliards d’euros au premier semestre. Un phénomène que le groupe associe à la croissance du PIB et à des signes de reprise sur le marché du travail.

Mais plus étonnant, les pays dits «Tiers 2» (voir cadre ci-après) ont vu leur volume d’investissement décoller de 76% entre le premier semestre 2013 et le premier semestre 2014. «Avec un volume d’investissement de 12,8 milliards d’euros, les pays «Tiers 2» que nous avons analysés ont atteint en un semestre la performance des neuf premiers mois de l’année 2013», note Céline Cotasson-Fauvet, Head of European Analysis du département International Research de BNP Paribas Real Estate.

Les investisseurs étrangers répondent présents

Autre particularité du marché, il ouvre l’appétit des investissements en commerces, dont le volume a littéralement décollé de 244% sur le marché «Tiers 2». Qui plus est, ce segment commence à attirer des investisseurs étrangers, dont les asiatiques. Ces derniers représentent 9% des volumes investis par les étrangers, preuve s’il en est qu’ils parviennent à compenser l’absence des investisseurs du Moyen-Orient. Au total, l’investissement étranger représente 69% du total investi, contre 60% un an plus tôt.

Moins d’écart de rendement

Quant au marché «Tiers 1», le volume d’investissement a bondi de 22% sur un an pour atteindre les 54 milliards d’euros. BNP Paribas Real Estate souligne que l’écart de rendement «prime» entre les bureaux des deux principaux marchés reste élevé, mais en légère baisse par rapport au record historique marqué à la fin de l’année passée. Notons également que les «mega deals» reviennent à l’avant-plan avec un volume doublé sur un an.

Ces transactions de plus de 100 millions d’euros surviennent désormais autant sur les marchés «Tiers 1» que «Tiers 2». Un exemple notoire se situe à Luxembourg avec la vente de l’immeuble K2 Ellipse & Forte au Kirchberg, pour 119 millions d’euros à Union Investment. D’ailleurs, l’activité investissement a augmenté de 8% dans la capitale, portée par de meilleures perspectives sur le marché utilisateur et la rareté de l’offre, qui permet de maintenir un bon loyer «prime».

Au total, le volume des investissements a gonflé de 66% en un an à Luxembourg. Une tendance similaire à celle observée à Amsterdam. Par contre, la progression n’est que de 25% à Bruxelles.

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