LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Le taux de vacance des bureaux au plus bas depuis la mi-2009 au Luxembourg

Le marché de l’immobilier professionnel a bouclé un premier trimestre calme en apparence, mais tendu à y regarder de plus près. Selon les données de l’opérateur JLL, le taux de vacance s’est compressé à 4%, soit le niveau de disponibilité le plus bas depuis la mi-2009.

Du côté de la prise en occupation en revanche, le trimestre a été froid avec une chute de 38% des m² souscrits. «Ce recul est uniquement dû à une moindre taille des transactions: au premier trimestre 2018, la taille moyenne était de 590 m² contre 1.043 m² il y a un an. En nombre de transactions, nous en avons enregistré 80, soit sept de plus que l’année dernière et onze de plus que la moyenne à cinq ans», a tempéré la responsable de l’agence JLL Luxembourg, Angélique Sabron.

Celle-ci a précisé que «les grandes prises en occupation sont encore à venir, notamment Deloitte et Alter Domus qui rejoindront leurs nouveaux sièges respectifs à la Cloche d’Or d’ici la fin de l’année». En outre, les projets Altitude à Leudelange et Greenwich à Hamm devraient compléter l’offre.

Développements à Leudelange

Reste qu’au premier trimestre, 46% du volume transactionnel s’est concentré sur la ceinture de la capitale, relayant le centre-ville à 16% seulement. Ce phénomène s’explique par une série de projets à Leudelange, dont l’extension de 7.898 m² du siège de Foyer Assurances. En nombre de transactions toutefois, le centre reste leader avec une part de 26%, devant la ceinture (23%).

Au niveau des loyers, ils se stabilisent dans les quartiers centraux avec un montant de 47 euros/m²/mois HTVA dans le centre-ville, 35 euros au Kirchberg et à la gare et entre 24 et 28,5 euros dans la périphérie. Sans surprise, c’est dans la périphérie que les bureaux sont les plus abordables, à 22 euros/m²/mois HTVA.

Enfin sur le front de l’investissement, une phase d’accalmie se fait aussi sentir avec une chute du volume transactionnel de l’ordre de 28% en base annuelle, soit 218 millions d’euros. «Ce recul est la conséquence d’un manque de liquidité du marché luxembourgeois où les bonnes opportunités sont rares. Toutefois, avec les transactions en cours de signature il y a de quoi doubler ce chiffre», a assuré le responsable de ce métier chez JLL Luxembourg, Vincent Van Brée.

Avec une part de 39% du volume transactionnel réalisé par l’intermédiaire d’un agent, JLL revendique le leadership du marché luxembourgeois.


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