LUXEMBOURG
AUDREY SOMNARD

L’abonnement Kidsbox existe aussi pour les jouets des enfants

Dominique Bissot en a eu assez de voir s’amonceler dans la chambre de Maxence, son fils de neuf ans, des tas de jouets qu’il a abandonné avec le temps, un sentiment que partage nombre de parents.
Il y a un an, cette quadra belge basée au Luxembourg depuis 15 ans, lance Kidsbox, un système d’abonnement où les enfants reçoivent chaque mois (durant une période prédéterminée) une boîte avec trois jouets à découvrir: «je suis moi-même une grande enfant, j’adore les jouets», raconte cette passionnée qui sélectionne scrupuleusement les marques qui figureront dans son catalogue.

Le but est de renouveler l’intérêt des enfants, sans que leur chambre ne ressemble à un magasin de jouets: «Nous ne sommes plus dans une société de possession, il y a des abonnements type Spotify ou Netflix, je me suis dit que cela serait intéressant pour les jouets car je cherchais pour mon fils et je n’ai pas trouvé». Avec une expérience de quelques années d’un blog de maman et de sorties au Luxembourg, l’entrepreneuse a pu écumer les producteurs de jouets, des marques écoresponsables, en bois, que l’on ne trouve pas dans les grandes surfaces ordinaires: «L’idée est de sortir des sentiers battus et de proposer des jouets nouveaux que l’enfant ne connaît pas, qui sont en bois ou en plastique recyclé. Au bout d’un mois, les jouets nous sont renvoyés et destinés à d’autres enfants, ceci dans un esprit d’économie circulaire», explique Dominique Bissot.

L’abonnement se fait en quelques clics

Il faut dire que le principe est plutôt simple. L’abonnement se fait en quelques clics, pour un, trois, six ou douze mois, puis à la réception de la box, une étiquette pré-affranchie est déjà prête pour le retour, à partir d’un point relais. Les frais de port sont ainsi déjà inclus, et ceci à destination de toute l’Europe. A quelques jours de l‘échéance, le client reçoit un sms pour lui rappeler de renvoyer la box. Un système qui jusque là a fait ses preuves puisque aucun client n’a eu de retard. Et si un enfant s’attachait trop à un jouet et voulait le garder? «Ce n’est pas notre modèle puisque le but est que les jouets circulent, qu’ils aient plusieurs vies, donc ce n’est pas quelque chose que j’encourage. J’ai quand même eu quelques demandes, alors je réfléchis à un espace de seconde main sur mon site, ou la possibilité de racheter le jouet à prix réduit quand l’enfant n’y joue plus. Je tiens vraiment à cet aspect d‘économie circulaire, le jouet ne doit pas prendre la poussière dans un placard», explique la Belge.

Si Kidsbox s’adresse aussi bien aux crèches, aides maternelles ou encore sous forme de bons cadeaux pour les entreprises à leurs employés (dans une démarche RSE), le concept séduit pour le moment une grande majorité de familles. Même si elle en rêve, Kidsbox ne permet pas encore à Dominique Bissot de se dégager un revenu suffisant, elle travaille toujours dans le milieu bancaire en gardant cette activité pourtant chronophage en plus. Avec quelques semaines à venir où les parents ne sauront plus quoi faire pour occuper intelligemment leurs enfants, la Kidsbox pourrait bien toucher une nouvelle clientèle. Mais attention aux restrictions comme en France
où les points relais sont actuellement fermés puisque situés habituellement dans des commerces. En période de Covid-19, Dominique Bissot passe plus de temps à nettoyer les jouets scrupuleusement, avant qu’ils n’arrivent dans leur nouvelle famille pour un mois.

www.kids-box.lu