KOCKELSCHEUER
CK

Promouvoir l’économie pour le bien commun, c’est l’objectif d’une nouvelle association présentée lundi

C’est dans le cadre champêtre de la Maison de la Nature qu’a été dévoilée lundi l’association «Gemeinwohl-Ökonomie Luxemburg a.s.b.l.». Son but? Promouvoir l’économie pour le bien commun au Luxembourg. Ce modèle développé par Christian Felber vise à établir un modèle économique éthique où le bien-être, de l’homme et de l’environnement, devient l’objectif premier de l’activité économique.

Oikopolis et Mertzig en pionniers

«Nous avons besoin d’un nouveau modèle économique», a souligné devant la presse Raymond Aendekerk, le président de l’association créée en avril dernier. Au total, 22 membres fondateurs s’engagent dans cette structure en provenance aussi bien du monde de l’entreprise que de l’administration et de la société civile. «Ils estiment qu’il est nécessaire que l’économie du bien commun soit institutionnalisée au Luxembourg et que l’idée d’une économie différente, ayant comme modèle l’économie du bien commun soit diffusée», insiste le responsable.

A ce jour, la commune de Mertzig et le groupe Oikopolis suivent la vision édictée par l’économie pour le bien commun. Si la commune attend sa certification pour l’an prochain, la maison-mère des magasins Naturata l’a déjà et fait figure de pionnier au Grand-Duché. Elle a publié sa première déclaration d’intérêt public en 2014 déjà. Dans le monde, quelque 400 entreprises sont déjà certifiées, a précisé Patrick Kolbusch, membre du groupe Oikopolis. «Il faut espérer que cette réorientation de l’économie apportera une contribution mondiale», a-t-il appelé.

Si l’approche se veut être un nouveau modèle économique, elle revêt également un volet social important puisque l’influence du bien-être chez les acteurs devance la recherche de profit au centre de ce modèle. Ainsi, à titre d’exemple, Oikopolis compense les émissions de CO2 émises par ses salariés, qui pour la plupart rejoignent leur lieu de travail en voiture, par le versement d’une somme de 20 euros par tonne de CO2 émise.

L’association dit avoir engrangé quelques contacts pour des adhésions futures et vise une dizaine de membres d’ici à la fin de cette année. Et si elle entend placer l’économie pour le bien commun comme standard de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), elle doit encore approfondir les contacts établis avec les acteurs du milieu au Luxembourg, comme l’INDR ou le réseau IMS.

En attendant, les organisations intéressées peuvent répondre à un questionnaire préliminaire et une matrice d’évaluation pour établir un premier bilan du bien commun. Voir où l’on se situe pour ensuite agir en fonction, c’est le message insufflé par les initiateurs Luxembourgeois.

www.ecogood.org