LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Le Luxembourg se positionne 19ème au classementde la compétitivité mondiale du Forum Economique Mondial

En passant de la 20ème à la 19ème place, le Luxembourg renoue avec son score le plus favorable depuis dix ans au «Global Competitiveness Report» (GCR) du Forum Economique Mondial (WEF) diffusé ce mercredi. Dans un communiqué de presse, la Chambre de Commerce estime que «ce placement ne constitue ni une révolution, ni même une évolution notable pour le Grand-Duché» qui avait déjà atteint ce rang en 2014.

L’institution dirigée par Carlo Thelen insiste sur les points faibles du Luxembourg soulignées dans le rapport. Ce dernier pointe du doigt l’insuffisance des réseaux de transport routiers, ferroviaires et aériens. «L’arrivée du tramway en décembre 2017 peut être considérée comme un pas nécessaire, mais pas suffisant», commente la Chambre de Commerce.

Celle-ci insiste aussi sur le classement insatisfaisant du Grand-Duché en matière d’éducation fondamentale et post-primaire. Elle souligne toutefois le biais de

l’étude qui ne prend pas en compte les étudiants partis étudier leur cycle secondaire et/ou tertiaire

à l’étranger. «Certains critères afférents et considérés par le WEF ne sont par essence même pas adaptés à la petite économie ouverte du Grand-Duché».

Trois défis

Le WEF isole trois challenges pour le Luxembourg, à savoir la vulnérabilité du secteur financier à l’échelle internationale, la propagation des bénéfices à travers l’économie et la société et la flexibilité du travail et la protection des travailleurs.

Le rapport souligne aussi des points positifs comme en matière d’institutions où le Luxembourg est 8ème, l’efficacité des marchés des biens (4ème), l’environnement macroéconomique (7ème) et les aptitudes technologiques (1er).

Le ranking reste dominé par la Suisse, devant les Etats-Unis qui passent de la 3ème à la 2ème place et Singapour. A ce propos, la Chambre de Commerce souligne la stratégie d’innovation poursuivie par la Confédération Helvétique. Mais le Luxembourg n’est pas en reste, avec le projet de «Troisième Révolution Industrielle» et le livre blanc «Arbeit 4.0».