LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Le secteur financier luxembourgeois affiche une certaine résilience par rapport aux concurrents de la zone euro

Le Luxembourg et la finance, c’est une histoire qui dure. Dans une publication récente, le Statec souligne que si le volume de richesse créée par les activités financières a été ralenti par la crise de 2008-2009, l’emploi a en revanche continué sa progression au Luxembourg. L’institut montre aussi que depuis le début des années 2000, la part de la finance dans le tissu économique est stable, tant au Luxembourg qu’en Europe. Par contre, la valeur ajoutée a progressé de manière plus prononcée au Grand-Duché. Plusieurs éléments expliquent cela: tout d’abord, le secteur financier s’est fortement diversifié au début de ce siècle. Ensuite, le poids de l’intermédiation financière a diminué tandis que d’autres segments se sont développés, en particulier les auxiliaires financiers que l’on retrouve dans la gestion de fonds.

Le moteur Soparfi

Ainsi, l’excédent d’exploitation des auxiliaires financiers a bondi de 120% entre 2008 et 2014, contre 55% pour les assurances et 10% pour l’intermédiation financière. Au niveau européen, le Luxembourg affiche une valeur ajoutée de son secteur financier nettement supérieure avec une évolution annuelle de 5% depuis 2008, contre 2% pour la zone euro.

Sur le front de l’emploi, l’essor des Soparfi (sociétés de participation financière) a alimenté la dynamique, affectée par le repli des emplois bancaires. En 2014, ces sociétés employaient plus de 3.000 salariés ce qui représente un peu plus de 7% de l’emploi du secteur financier, contre moins de 3% en 2008.

Enfin, le Statec souligne que la richesse produite par employé a bondi de 6% par an en moyenne depuis 2009, soit quatre fois plus que le rythme observé dans l’ensemble de la zone euro.


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