LUXEMBOURG
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La Banque asiatique d’investissement en infrastructures tient son assemblée au Grand-Duché

En termes d’âge, l’«Asian Infrastructure Investment Bank» est encore une start-up. «Il y encore beaucoup de lourds travaux à faire», disait hier à Luxembourg son président, Liqun Jin lors de la cérémonie d’ouverture de la quatrième réunion annuelle de la banque. Mais en termes d’assise, l’institution fondée en 2016 est devenue en peu de temps un «big player» sur la scène internationale. Une centaine de pays a déjà rejoint l’AIIB, dont le but est de servir de levier pour le financement d’infrastructures en Asie et au-delà. Des infrastructures qui sont une nécessité pour le développement économieque et la qualité de vie des citoyens. Depuis son lancement, la banque a déjà joué un rôle majeur dans 45 projets d’envergure.

Elle tient jusqu’à aujourd’hui sa première réunion annuelle hors d’Asie, avec près de 1.500 participants et une pléthore de séminaires et d’événements dont beaucoup tournent autour de la durabilité, de la lutte contre le changement climatique ainsi que la digitalisation. Que le Grand-Duché ait été choisi pour cet événement haut en couleurs ne tient pas du hasard: le Luxembourg fut le premier pays européen à s’engager dans l’AIIB. Certains auraient conseillé de ne pas le faire, s’est souvenu le Premier Ministre Xavier Bettel dans son discours à la cérémonie d‘ouverture.

Or, pour le Grand-Duché, l’ouverture est un principe majeur et des partenariats internationaux pour juguler des défis mondiaux sont cruciaux, comme l’a aussi pointé le Grand-Duc dans son discours. Le ministre des Finances Pierre Gramegna a de son côté qualifé l’AIIB comme un «rayon d’espoir pour le multilatéralisme». Le président Jin Liqun, qui voit la banque comme un pont important entre l’Asie et les autres parties du monde a, lui, insisté que l’Asie aurait besoin d’un investissement autour de 8% de son PIB pour soutenir sa croissance socio-économique.

Beaucoup des pays membres à revenus modestes auraient besoin de booster leurs dépenses en infrastructures d’un tiers. L’AIIB, qui lance d’ailleurs de nouveaux modèles de financement à un rythme accéléré, se tiendrait à leurs côtés.