LUXEMBOURG/DUDELANGE
CATHERINE KURZAWA

ArcelorMittal pourrait se défaire de son site de Dudelange, où travaillent plus de 200 salariés

C’est un vendredi 13 qui débute mal pour les 200 salariés du site ArcelorMittal de Dudelange. L’aciérie figure sur la liste des implantations dont la multinationale souhaiterait se défaire afin d’obtenir le feu vert de la Commission européenne dans le rachat du sidérurgiste italien Ilva.

Contactée par nos soins, la direction d’ArcelorMittal Dudelange n’était pas joignable dans l’immédiat. On ignore à l’heure actuelle si un éventuel repreneur est déjà évoqué.

Avec une capacité annuelle de production de quelque 900.000 tonnes, ArcelorMittal emploie plus de 200 salariés à Dudelange où il est actif depuis 1980. Le site fabrique des produits plats à destination de l’industrie automobile, de la construction, de l’emballage mais aussi de l’acier électrogalvanisé pour l’industrie. ArcelorMittal emploie 4.160 salariés dans l’ensemble du Grand-Duché.

Sept implantations concernées en Europe

Au total, sept implantations sont concernées par le plan de cession. Elles sont situées en Italie, en Roumanie, en Macédoine, en République tchèque, au Luxembourg et dans le bassin liégois, en Wallonie.

Dans son communiqué, ArcelorMittal précise qu’il s’agit de propositions qui attendent désormais l’approbation de la Commission européenne. Garante de la concurrence au sein de l’UE, elle devrait statuer d’ici au 23 mai prochain.

Le projet de rachat d’Ilva remonte à juin 2017. ArcelorMittal avait alors mené un consortium avec l’italien Marcegaglia et la banque Intesa Sanpaolo pour reprendre le sidérurgiste italien placé sous la tutelle de l’Etat pour 1,8 milliard d’euros. La reprise s’accompagne d’un engagement à investir 2,4 milliards d’euros dans le groupe. Celui-ci emploie 11.000 salariés et possède la plus grande aciérie d’Europe, à Tarente.

 

www.arcelormittal.com