LUXEMBOURG
ANN DE GREEF

L’alternative au foie gras lancée par l’association belge GAIA (Groupe d’Action dans l’Intérêt des Animaux) fête cette année ses dix ans. En une décennie, ce produit de niche vendu en Belgique a traversé les frontières pour être distribué au Luxembourg mais aussi en Espagne, aux Pays-Bas, en France, en Polynésie française et même à Tahiti. Le Faux Gras est garanti sans souffrance animale et l’ensemble des bénéfices levés par la vente de ce produit est réutilisé pour des campagnes contre le foie gras. Cette année, plus de 500.000 boîtes de Faux Gras ont été produites contre 355.000 il y a un an. La directrice de GAIA Ann De Greef nous explique pourquoi le faux gras a sa place sur nos menus de fêtes.

«Dès le départ, le Faux Gras de GAIA a été conçu comme une alternative végétale au foie gras dont la production expose les canards et les oies à des souffrances inutiles. Les canards et les oies sont gavés de force deux à trois fois par jour, ce qui leur donne un foie dix fois plus gros que la normale. Les animaux peuvent à peine bouger et sont constamment à bout de souffle. Le Faux Gras de GAIA est donc un produit 100% éthique et végétal, avec un engagement clair en faveur du bien-être animal, puisqu’il ne contient aucun ingrédient d’origine animale.

Répondant à une véritable attente du grand public, ce délicieux produit s’exporte de plus en plus. En effet, le Faux Gras de GAIA est également vendu en France (y compris en Polynésie française et à Tahiti), au Luxembourg, aux Pays-Bas et depuis peu en Espagne. Et pour la première fois depuis sa création, le nombre de boîtes de Faux Gras de GAIA mises en vente cette saison a franchi la barre des 500.000 unités. L’an dernier, GAIA a écoulé 240.000 boîtes en Belgique et 115.000 en France et aux Pays-Bas. D’ici la fin de cette saison, nous aurons écoulé 300.000 boîtes en France et 150.000 en Belgique.

Avec 500.000 boîtes en vente cette saison, contre 355.000 l’année passée, l’augmentation (+41%) est plus soutenue que jamais dans l’Hexagone. La France reste le premier producteur mondial de foie gras; le pays qui en consomme et en exporte le plus aux côtés de l’Espagne, de la Bulgarie, de la Hongrie et de la Belgique. Si le Faux Gras s’y vend si bien, c’est, selon nous, la preuve que de plus en plus de gens refusent la souffrance animale si le marché leur apporte une alternative. Mais ce n’était pas du tout le cas il y a 10 ans...

Le Faux Gras est produit chaque été en nombre limité dans une usine allemande. Certifié bio, sans huile de palme et sans gluten, c’est un produit qui ose la différence. Non seulement, il est accessible (3,69 euros), mais en plus, il est réalisé avec des ingrédients festifs comme du champagne et des truffes. L’objectif premier du Faux Gras est de convaincre les consommateurs traditionnels de foie gras de choisir une alternative sans souffrance animale. En effet, faut-il encore rappeler la torture que subissent les canards et les oies pour le foie gras? Pour les animaux et pour ne plus soutenir cette cruauté, refusons le foie gras, même pendant les fêtes!»

www.fauxgras.be