BELVAL
CLK

L’Université du Luxembourg a soufflé officiellement ses 15 bougies hier

En 2003, le Grand-Duché a tourné une page importante de son histoire : après maintes discussions, le pays s’est doté d’une université. Pour marquer le 15ième anniversaire du début de ce que beaucoup considéraient au début comme une aventure transformée entretemps en institution à rayonnement international, les forces motrices étaient réunies hier soir pour une séance académique à la toute nouvelle Maison des Arts et des Etudiants à Belval.

L’occasion pour le recteur actuel Stéphane Pallage - le quatrième depuis la fondation - de saluer les efforts de toutes celles et de tous ceux qui ont contribué et contribuent à la réussite de l’Université solidement ancrée aujourd’hui au Grand-Duché.

C’est que démontreraient des sondages : pour une grande majorité des participants l’Université représente une forte valeur ajoutée pour la société et l’économie ainsi que pour l’image du pays dans le monde. L’Uni, qui compte aujourd’hui plus de 850 collaborateurs scientifiques, plus de 240 enseignants, plusieurs centaines de personnels administratifs et 6.300 étudiants, serait «un hub d’innovation pour le bénéfice du Luxembourg» a souligné le recteur en introduction d’une cérémonie ponctuée par des interludes musicaux prestés par des collaborateurs de l’Uni mais aussi de souvenirs. Ainsi, lors d’une table ronde, entre autres le premier titulaire d’un doctorat à l’Université (2006) a témoigné de son expérience ainsi qu’un membre de la première promotion en finances (2005).

Un rayonnement à étendre

Yves Elsen. Président du Conseil de Gouvernance, a souligné le rôle de l’Université comme moteur de la recherche et comme acteur central pour «former les citoyens et les talents de demain». Mais les défis restent multiples évidemment dont l‘amélioration de la visibilité internationale de la communauté de recherche universitaire et l’extension de l’offre de formation aux domaines spatial et médical par exemple. Marc Hansen, ministre délégué à l’Enseignement Supérieur a entamé son discours avec un hommage à Erna Hennicot-Schoepges, ministre qui a porté l’Université sur les fonts baptismaux et François Biltgen, qui a mis en musique la première loi universitaire. Mais surtout, ses remerciements sont allés à tous ceux qui permettent à l’Uni d’évoluer au quotidien. Une institution qui démontrerait tous les jours qu’elle dépasse le cliché de la «tour d’ivoire» académique.