LUXEMBOURG
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L’OGBL dénonce la disparition des salles Healthcity au profit du low cost Basic Fit

Les salles de sport Basic Fit se multiplient au Luxembourg avec actuellement dix unités au compteur. Dans un communiqué diffusé vendredi, l’OGBL dénonce «le prix social et humain du low cost» dans la transformation des clubs Healthcity en Basic Fit. Dernier exemple en date à Sandweiler où le complexe vient de fermer ses portes pour des travaux de transformation. Il rouvrira le 1er décembre sous la bannière de Basic Fit avec tout ce que cela implique: aucun salarié mais un prestataire de gardiennage tandis que les quelques coachs sont des indépendants qui n’ont aucune relation contractuelle avec le groupe d’origine néerlandaise. Quant aux cinq salariés employés en CDI dans le club, ils ont été remerciés non sans tumultes puisqu’ils ont reçu leur lettre recommandée après leur entretien préalable au licenciement et que dans un premier temps, la direction était incapable de leur dire s’ils seraient licenciés ou non. Tout juste ont-ils reçu une dispense de travail jusqu’à la prise de décision venue d’Amsterdam.

«L’OGBL dénonce vigoureusement ces pratiques antisociales, notamment le refus de l’entreprise de négocier le transfert des salariés restants vers les centres Basic Fit afin d’éviter des licenciements», écrit le syndicat dans un communiqué. Celui-ci avait négocié il y a une dizaine d’année une convention collective de travail, à l’époque où Healthcity employait jusqu’à 60 salariés au Luxembourg. Celle-ci a été reconduite mais dans le même temps, les clubs se sont transformés en Basic Fit qui n’emploient personne. «L’an dernier, il y avait encore quinze salariés», pointe Michelle Cloos de l’OGBL qui explique que le contigent n’a pas été forcément licencié mais les coachs sont partis d’eux-mêmes et puis «il y a eu des licenciements pour raisons prétextées».

De coquille pleine à coquille vide

Le syndicat dit avoir tiré la sonnette d’alarme en saisissant en 2017 l’ITM pour le manque de transparence et de communication avec la délégation du personnel. Et puis, il a dénoncé l’absence des investissements dans les structures Health City. «La direction nous a dit qu’elle allait réinvestir», dit Michelle Cloos. Une approche d’autant plus difficile que les décisions viennent de Bruxelles voire d’Amsterdam et que l’OGBL qualifie d’«obscurs» les liens entre les deux sociétés. Ce qui est certain, c’est que l’une est aujourd’hui une coquille vide tandis que l’autre poursuit son expansion au Luxembourg avec bientôt onze clubs mais plus aucun salarié.