LUXEMBOURG
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Le second «Deloitte Private Equity Symposium» fait salle comble au Mudam

Une centaine de participants l‘an dernier, quelque 120 cette année: la deuxième édition du «Private Equity Symposium» de la société de conseil Deloitte Luxembourg a fait salle comble au Musée d‘Art Moderne hier matin. Il est vrai que le sujet est intéressant au plus haut point étant donné les volumes en jeu et le positionnement de la place financière luxembourgeoise comme une plate-forme de services européenne pour les véhicules d‘investissement en titres non cotés.

Beaucoup de liquidité

Benjamin Lam, partenaire chez Deloitte en charge du «private equity» et de l‘immobilier a d‘ailleurs salué dans ce contexte les efforts du gouvernement et de l‘Association de l‘industrie des fonds de la place pour renforcer cette position. «2014 a été une année exceptionnelle pour le «private equity»», a-t-il pointé, cette classe d‘investissement surpassant toutes les autres en matière de rendement. «C‘était une période très active», a confirmé Alexandre Prost-Gargoz, autre partenaire Deloitte spécialisé dans la comptabilité pour les structures «private equity», La liquidité dans le marché a été abondante alors que les moyens pour investir étaient disponibles à des taux d‘intérêt historiquement bas. Selon l’orateur, l‘intérêt des fonds de pension publics et privés pour ce type d‘actifs s‘en est allé croissant. Mais les fonds souverains ont eux aussi augmenté leurs engagements en matière de «private equity». D‘après des sondages, la plupart des des investisseurs auraient l‘intention de maintenir leurs engagements PE, voire de les augmenter à l‘avenir. Géographiquement parlant, si l‘Amérique du Nord et l‘Europe restent les marchés les plus attractifs en matière de «private equity», les investisseurs asiatiques augmentent leurs engagements dans cette classe d‘actifs. Mais pour Alexandre Prost-Gargoz, l‘Europe est le secteur le plus intéressant pour le «private equity» en ce moment.

Les «hidden champions» européens

«Il y a beaucoup de bonnes entreprises à prendre», a souligné l‘orateur, qui a parlé de «hidden champions» - de sociétés qui sont en quelque sorte des champions au niveau de leur solidité et de leur performance, mais assez peu connues. Une opportunité que les fonds PE américains auraient décelée depuis longtemps. Prost-Gargoz a également pointé une concurrence croissante entre les sociétés d‘investissement en PE. Une situation qui pousse les prix pour ces actifs vers le haut, réduisant du coup les rendements attendus. Un évolution à garder à l‘oeil.

Tout comme l‘évolution des réglementations en matière de «private equity». Ces dernières ont évidemment également été discutées lors du séminaire. Pour les intervenants de Deloitte, 2015 devrait encore être globalement une bonne année pour le PE Mais aussi pour le Luxembourg, qui a tout à gagner de se positionner comme plateforme au coeur de l‘Europe pour l‘investissement notamment d‘acteurs américains dans le «private equity» sur le «Vieux Continent».