LUXEMBOURG
LJ

Sept banques ont signé le régime de prêts garantis par l’État

Pierre Gramegna, ministre des Finances, a signé mardi avec les représentants des banques BCEE, BIL, BGL BNP Paribas, Banque de Luxembourg, Raiffeisen, ING et Bank of China, la convention encadrant le régime des prêts garantis par l’État. «Les banques prennent leurs responsabilités et jouent un rôle essentiel pour le pays en vue de renouer avec la croissance économique et à préparer l’avenir», a-t-il déclaré.

Sous ce nouveau régime, qui a été annoncé le 25 mars et reçu le feu vert parlementaire samedi dernier, l’État garantira des prêts bancaires accordés aux entreprises à hauteur de 2,5 milliards d’euros. Ainsi, afin de couvrir leurs besoins immédiats en fonds de roulement et en investissements, les entreprises pourront désormais solliciter leur banque pour souscrire un prêt qui pourra s’élever jusqu’à 25% de leur chiffre d’affaires, et qui bénéficiera d’une garantie de l’État à hauteur de 85%. En tout, les banques pourront accorder des crédits garantis aux entreprises touchées par la crise jusqu’à concurrence de 2,94 milliards d’euros. Sont éligibles les prêts accordés par les banques aux grandes entreprises, PME et indépendants, y compris aux jeunes entreprises innovantes.

Ce régime de garantie vient s’ajouter aux moratoires sur des prêts existants que les banques, en concertation avec le gouvernement, se sont engagées à accorder aux entreprises dans le contexte actuel de crise. À ce jour, plus de 8.000 moratoires de 6 mois, représentant une valeur cumulée de plus de 2,6 milliards d’euros entièrement à charge des banques, ont déjà été accordés aux entreprises luxembourgeoises. Ceci qui correspond à un taux d’acceptation de près de 98%.

Marcel Leyers, Président du Comité Exécutif de la BIL, a estimé qu‘«en partageant avec l’État les risques liés à la forte incertitude économique, cette enveloppe de crédits va nous permettre d’apporter une bouffée d’oxygène aux entreprises. Elles pourront redémarrer leur activité crescendo sur des bases économiques saines une fois la crise passée».