LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Deloitte organisait hier son symposium dédié à l’immobilier

Il est une valeur refuge pour bien des investisseurs au même titre que l’or: l’immobilier attire toujours un flux massif de capitaux. Hier au Mudam, Deloitte a réuni différents experts en la matière. Qu’il s’agisse de l’investissement en infrastructures, du métier de gestionnaire d’actifs immobiliers, des villes intelligentes ou encore des obligations immobilières: le sujet a été analysé sous toutes ses coutures.

«Aujourd’hui, la raison pour laquelle on vient au Luxembourg est la règlementation», a expliqué Paul Taylor, directeur des transactions pour l’Europe au sein de la société d’investissement en immobilier Hines. «Le Luxembourg est un petit peu en avant avec ses fonds», a-t-il expliqué à un parterre de clients et prospects de Deloitte. «C’est un marché très liquide», a-t-il ajouté au sujet des spécificités du Luxembourg.

Et de spécificités, il en a été question toute la matinée au travers de différentes interventions. Retenons celle d’Andrew Rose, le directeur de la «Global Infrastructure Investor Association». Comme son nom l’indique, cette organisation se concentre sur les investissements dans les infrastructures.

Une classe d’actifs à part entière

«C’est un investissement qui il y a 20 ou 25 ans encore n’était pas vraiment une classe d’actifs», a-t-il évoqué. Mais depuis, les gouvernements ont ouvert le financement des infrastructures aux capitaux privés, et le moteur s’est mis en marche avec 3,5 trillions de dollars investis par des privés dans ce type de projet aux Etats-Unis, contre 200 millions de la part du gouvernement.

«Les gens peuvent investir à long terme avec un haut degré de confiance», a souligné Andrew Rose. «C’est pour cela que les investissements en infrastructures sont prisés des assureurs et des fonds de pension», a-t-il illustré. Et de conclure que «le capital privé peut vraiment faire la différence».

Pour le cabinet, le futur de l’immobilier sera marqué par les éléments suivants:

-Le bien-être au travail, qui influence la productivité au travail

-Les espaces de co-working, une tendance venue des Etats-Unis qui se développe en Europe

-Les changements dans l’organigramme des sociétés qui font que les prises de décisions doivent davantage prendre en compte des besoins des utilisateurs

-Le rapprochement entre les fintech et les sociétés immobilières

-La robotique et l’automatisation cognitive, dans le volet du financement notamment

-La transformation des opérations immobilières

-L’avenir de l’immobilier commercial à l’heure du boum de l’e-commerce

-La blockchain vu la quantité de données collectées tout au long de la chaîne de valeur
www.deloitte.lu