LUXEMBOURG
TRACY HEINDRICHS

Le festival «Last Summer Dance» revient pour une nouvelle édition du 30 août au 1er septembre au «Schlasspark» à Erpeldange-sur-Sûre

Pour la majorité des luxembourgeois, le 31 août signifie la fin des vacances, du beau temps et aussi de la saison des barbecues. Mais, pour certains, comme Tessy Troes - la co-fondatrice du festival éclectique «Last Summer Dance» - ce jour présente une opportunité pour se détendre et fêter une dernière fois la saison estivale. Tessy définit ce festival, qui en est à sa sixième édition, comme une expérience multidisciplinaire, multiculturelle et multi-sensorielle. Au menu: une exposition artistique réunissant 18 artistes, des groupes de musique locaux et internationaux, et même une chance de devenir donneur de cellules souches.

Un programme varié pour tous

Le festival, qui commencera par un «after-work» et une session acoustique le vendredi à 17.00, accueillera une variété de musiciens, artistes et organisations. Parmi ceux-ci, un groupe germano-espagnol de Berlin, une installation artistique de 18 artistes sous le thème «Talk to Me» («Parle-moi »), ou encore un atelier de «live painting» avec l’artiste Alain Welter.

Les groupes de musique, sélectionnés en partie par Tessy, viennent d’endroits comme l’Allemagne, la France, et même Erpeldange-sur-Sûre, et sont invités selon certains critères.

Comme Claire Parsons par exemple et son projet solo «Oh Klair» mélangeant jazz et musique électronique. Les formations apportent du neuf à un genre musical. Ou encore, ils sont des jeunes luxembourgeois bourrés de talent. Car, selon Tessy, ce festival sert aussi à ça: aider ceux qui démarrent à se faire connaître.

En même temps, cette arrivée de nouveaux talents et genres musicaux permet au festival de se renouveler chaque année tout en conservant son identité.

Parmi toutes les autres activités annoncées, le «Plooschter Projet» se distingue de par son originalité. Dans la tente de cette organisation, tout festivalier pourra se présenter afin de se faire prélever un échantillon de cellules souches.

Celle-ci sauvegardera ces échantillons dans sa banque de dons et pourra potentiellement aider des personnes atteintes de certaines maladies rares en attente de don.

L’année passée, plus de 110 personnes se sont inscrites entant que donneurs de cellules souches au festival. Finalement, pour rassasier les festivaliers entre les divers ateliers et concerts, des stands proposeront de la nourriture végane, thaï et un BBQ organisé par le club local des jeunes. Même si les thèmes changent chaque année, le but du festival reste le même: attirer une variété de visiteurs, que ce soient des festivaliers endurcis, des citoyens locaux ou des familles.

Parmi les gens que Tessy a pu rencontrer au festival, deux jeunes femmes lui avouent ne jamais avoir participé à un festival de leur vie, trouvant l’expérience trop oppressante. Mais, au Last Summer Dance, elles se sont détendues grâce à l’ambiance.

Tessy explique: «Ce festival, c’est l’image que nous (les organisateurs) nous imaginons d’une société saine: ce serait une société multiculturelle où toutes sortes de gens s’échangent tout et ont de la curiosité pour tout, même les choses qu’ils ne connaissent pas». Et d‘ajouter: «C’est important pour nous de faire découvrir un univers auquel les visiteurs n’auraient pas accès autrement.» Ce festival sera donc l’occasion de découvrir non seulement des artistes et musiciens, mais aussi le slackline, des magiciens et des ateliers d’art.

Mais pourquoi s’arrêter à cela? En effet, encourager l’échange et la découverte ne leur suffit pas: le «Last Summer Dance» promeut également le respect de l’environnement et prend les mesures nécessaires pour suivre les règles de la durabilité. En plus d’utiliser des gobelets réutilisables et de ne pas trop impacter la structure du site, les organisateurs imposent des gestes éco-conscients en backstage. Les boissons de marques indépendantes et/ou locales sont à l’honneur également. En plus de ceci, la proximité de l’entrepôt du festival évite la noria de camionnettes. Heureusement, constate Tessy, les visiteurs du festival semblent adopter cette éthique eco-friendly autant que les organisateurs et volontaires.

Un avenir cosy

Malgré ses sept ans remplis de challenges et obstacles, le «Last Summer Dance» n’en est pas à sa dernière danse. Le festival espère attirer plus de visiteurs cette année encore sans pour autant devenir le prochain «Tomorrowland». «On veut avoir assez de visites pour pouvoir continuer à financer ce projet, mais on veut rester un festival cosy et détendu. Donc, idéalement, on ne voudrait pas dépasser les 3.000 visites par jour» dit Tessy.

Mais, si jamais le nombre de visiteurs augmentait, ce ne serait pas un problème: il suffirait d’ouvrir le reste du «Schlasspark» pour accueillir plus de gens et d’activités. C‘est aussi le soutien de la commune et de son maire Claude Gleis qui expliquent l’optimisme de Tessy: «Le soutien qui nous manquait avant, on l’a trouvé à Erpeldange-sur-Sûre. Le maire est aussi toujours là pour demander de nos nouvelles et fêter avec nous par la suite. Ça fait vraiment plaisir de voir à quel point la commune sait apprécier la valeur du projet.»

En contrepartie, les organisateurs du festival essaient de causer le moins de dérangements possibles pour le village et invitent ses habitants à venir au festival.

En tout cas, que l’on soit d’Erpeldange-sur-Sûre ou ailleurs, cette édition du «Last Summer Dance» comptetous les ingrédients pour une dernière célébration avant la fin des barbecues et le retour de l’automne.