NELSON FRAGOSO

Jeudi dernier a eu lieu la finale nationale des Mini-Entreprises. Lors de ce 16ième Forum de ces sociétés montées de A à Z par des élèves, les quinze meilleures étaient venues présenter leur concept devant un jury averti. Le lauréat pourra participer au concours européen des Mini-Entreprises du 11 au 13 juillet en Belgique. En tout, 51 Mini-Entreprises ont participé cette année – un record. Nelson Fragoso, Coordinateur programmes & marketing de la JEL nous explique les raisons de ce succès grandissant.

«L’objectif des Jonk Entrepreneuren Luxembourg est clair: nous voulons éveiller l’esprit d’entreprise chez les jeunes et le programme Mini-Entreprises fait partie des instruments pour y arriver. Il existe depuis 2001 et a permis jusqu’ici à des milliers d’élèves entre 15 et 19 ans de faire leur premiers pas dans l’entrepreneuriat. 

Les équipes ne doivent pas seulement réfléchir ensemble à une bonne idée, mais aussi assurer sa réalisation, son financement, son marketing etc. Donc, franchir toutes les étapes qui caractérisent un vrai projet d’entreprise. Oui, leurs professeurs et les JEL les conseillent, mais ils restent à chaque instant maîtres et responsables de leurs projets qu’ils doivent aussi défendre devant une grande audience s’ils sont en finale.

C’est souvent un moment d’angoisse, mais aussi une source d’expérience et d’inspiration en fin de compte. L’équipe de la Mini-Entreprise finaliste qui partira au concours européen aura d’ailleurs à défendre son concept en anglais – difficulté supplémentaire. 

Mais malgré tout, et nous nous en réjouissons, le programme connaît un succès formidable. L’édition 2017 a ainsi connu 51 équipes participantes originaires de 20 lycées avec un total de 500 élèves accompagnés par 52 enseignants. En 2016, nous avions compté 41 équipes. 

Un bon score pour un programme tout à fait volontaire, financé à l’heure actuelle à près de 80% par des sponsors privés et qui apporte par son approche “learning by doing” énormément aux élèves. Apprendre à travailler en équipe, à réfléchir ensemble à des concepts, à résoudre des problèmes ensemble, à contacter et à gérer fournisseurs et vendeurs, à convaincre des acheteurs potentiels…, ce sont des choses pour lesquelles la théorie ne suffit pas.

Quand cette expérience se termine, la priorité des élèves est le plus souvent de décrocher un certificat de fin d’études et d’avancer ensuite sur des études supérieures. Mais une fois leur diplôme en poche, certains des anciens Mini-Entrepreneurs sont déjà revenus sur leur idée d’antan afin de la développer plus amplement. Nous avons d’ailleurs aussi le programme “Young enterprise” destiné à soutenir les étudiants qui souhaitent préparer des business plans plus concrets.

En tout cas, pouvoir indiquer dans son CV que l’on a contribué à mettre en route une Mini-Entreprise, cela vaut de l’or sur le marché de l’emploi. Et si le participant fait germer son savoir-faire chez un employeur ou à son propre compte, nous aurons définitivement atteint notre but».