LUXEMBOURG
ANNE DAMIANI

Dès aujourd’hui, le Superbag de Valorlux remplace les sacs plastiques à usage unique

Comment réduire ses emballages plastiques? C’est la question que beaucoup de consommateurs se posent avec la prise de conscience collective de ces dernières années. Si la plupart des gens ont pris l’habitude d’apporter leurs propres sacs de courses - dont notamment le célèbre Ecosac de Valorlux - ils peuvent aller plus loin grâce au Superbag. Dès aujourd’hui, Valorlux vend, dans une dizaine d’enseignes, son sac à vrac. «L’objectif est de réduire les plastiques à usage unique et changer de façon durable les comportements», a annoncé Adeline Massolin-Toussaint, responsable marketing et communication chez Valorlux, lundi à la Chambre de Commerce lors de sa présentation. «La balle est dans le camp des consommateurs».

Plus léger et plus solide

Fabriqué en Chine en textile PET - un polymère utilisé notamment pour les bouteilles des boissons gazeuses-, le Superbag est «plus léger et plus solide» que les sachets plastiques habituels selon Valorlux. Il affiche une capacité de 4 kg de fruits et légumes et dispose d’une grande étiquette double afin d’y coller les autocollants de pesage. Lavable en machine à 30° C, il est, comme l’Ecosac, échangeable gratuitement en cas de déchirure et recyclable par l’A.s.b.l. Il est vendu au prix de 0,35 euro, une modique somme permise par des subventions. Pour son lancement, il fait l’objet, jusqu’au 30 juin, d’une offre promotionnelle sur base de «deux sacs achetés pour le prix d’un».

Si le Superbag suit la même trajectoire que l’Ecosac, le Luxembourg pourrait voir sa consommation de sacs plastique à usage unique réduite de 90%, soit 170 tonnes par an selon Claude Turping, directeur de Valorlux. 500.000 sacs ont été prévus pour le lancement. «Une fois par semaine, les enseignes nous communiqueront les chiffres de consommation pour que nous puissions nous adapter», a-t-il assuré. Pour celles-ci, cette «action commune nationale d’envergure» facilite la mise en place du Superbag.

Naturata et Cactus, qui avaient déjà opté pour les «veggie bags», trouvent cette initiative «plus intéressante». «Elle est apparue comme une évidence», a indiqué Karin Pütz, responsable relations publiques chez Cactus. «Nous sommes fiers de participer. Toute la grande distribution s’est retrouvée à la même table pour trouver une solution ensemble», s’est réjoui Ulrike Vieh, responsable vente et achat chez Naturata. Pour des courses entièrement zéro déchet, il faudra attendre encore un peu. Les achats en vrac et les services «drive», qui ne sont pas concernés par le Superbag, dépendent de l’organisation interne des enseignes. Sauf si à l’avenir le Superbag parvient aussi à les emballer?

www.valorlux.lu