LUXEMBOURG/ SAN FRANCISCO
CORDELIA CHATON

En 2014, MyScienceWork a ouvert une filiale à San Francisco

Laurence Bianchini est Chief Operating Officer chez MyScienceWork, une startup luxembourgeoise dont l’objectif est de promouvoir les instituts de recherche luxembourgeois. Depuis ses nouveaux bureaux à San Francisco, la responsable a répondu aux questions du «Journal».

Quelle est votre activité aux Etats-Unis?

Laurence Bianchini L’activité de MyScienceWork consiste à développer des plateformes web qui archivent, diffusent et valorisent toute production scientifique. Nos clients et partenaires sont donc les universités, centres de recherche et écoles d’ingénieur dont le souhait est de faire connaître et de valoriser leurs recherches auprès de divers publics internationaux: industrie, partenaires académiques, média, étudiants et amateurs de science de tous bords. En octobre 2014, nous avons ouvert une filiale à San Francisco afin de pénétrer le marché américain, d‘établir des partenariats prestigieux et à fort potentiel, et d’engager une levée de fonds vers la fin 2015 pour maximiser notre croissance et notre présence sur le marché.

Pourquoi là-bas et pas ici à Luxembourg?

Bianchini Dans la Silicon Valley, nous profitons du fort réseau local mêlant dynamisme, innovation et recherche. Nous établissons des partenariats avec de grands organismes américains et des startups. Les universités locales comme Stanford et Berkeley, et les entreprises telles que Google, Facebook et Apple, sont des leviers d’internationalisation et de rayonnement incomparables. En parallèle, le siège social de MyScienceWork ainsi qu’une majeure partie de nos équipes informatiques restent au Luxembourg où nous avons comme prévision de continuer à recruter et développer notre R&D.

Où sont les différences avec le marché ici?

Bianchini Nous travaillons d’ores et déjà avec des laboratoires locaux et échangeons activement avec les établissements de recherche luxembourgeois. Notre objectif est de donner un maximum de visibilité à leurs activités de recherche et de tisser autour d’eux un écosystème international dont ils bénéficieront à tous les niveaux pour attirer des investissements, des collaborations et des opportunités de nouveaux projets. Il était donc logique de commencer à travailler avec les établissements locaux puis d’étendre nos réseaux là où la recherche est la plus fructueuse, en Europe, puis aux Etats-Unis.

Quels sont vos clients et qu’est-ce qu’ils achètent?

Bianchini POLARIS by MyScienceWork est notre produit dédié aux organismes de recherche. Nous travaillons avec des laboratoires, par exemple le LBMCC, spécialisé dans la biologie moléculaire du cancer, ainsi que des universités comme l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC), pour laquelle nous avons développé la plateforme CdV-UPMC, dédiée à la communauté de doctorants de l’Ecole Doctorale Complexité du Vivant, qui compte environ 500 docteurs et doctorants.