LUXEMBOURG / PARIS LJ

Les premiers sondages le donnent en tête de la primaire de la gauche socialiste en France

Selon une source proche du Parti socialiste français, Benoît Hamon arriverait en tête des suffrages au premier tour de la primaire initiée par la gauche, autour de 35% des voix. Différents médias belges relayaient cette information dimanche soir, alors que les premières tendances officielles n’étaient attendues qu’aux alentours de 21.00. Toujours selon ces premiers indicateurs - à prendre donc avec des pincettes - l’ex-Premier ministre Manuel Valls suivrait avec environ 30% et Arnaud Montebourg arriverait troisième avec 25 %. Il serait donc éliminé de la course.

Engouement moindre

Ce qui est certain, c’est que ce scrutin est marqué par une participation en demi-teinte. Entre 1,7 et 1,9 million de personnes y auraient participé, selon une estimation de l’institut Elabe. En 2011, dans environ 10.000 bureaux, la participation au premier tour s’était élevée à 2,7 millions de votants.

Benoît Hamon a bénéficié d’une dynamique favorable dans les sondages. L’ancien ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire et à la consommation puis ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche s’est montré confiant ces derniers jours, disant avoir le «sentiment que (son) heure est arrivée». Le socialiste âgé de 49 ans a fait parler de lui avec une proposition-phare: accorder un revenu universel de 750 euros pour chaque Français.

Tenant de l’aile droite du PS, Manuel Valls, 54 ans, s’est dit «serein et confiant» à la sortie du bureau de vote. Etiqueté favori en décembre, il semblait depuis en perte de vitesse mais peut se targuer de son expérience et de sa stature.

«Aujourd’hui, il y a urgence, on choisira le moins pire», a confié Philippe à Marseille (sud-est), tandis qu’à Paris, Dominique a rappelé le véritable enjeu: «Que la gauche soit au deuxième tour de la présidentielle». Pour l’instant, le second tour de la présidentielle, le 7 mai, semble se diriger vers un duel entre le conservateur libéral François Fillon et le chef de file du Front national Marine Le Pen, sur fond de montée en puissance des courants populistes en Europe. Un troisième homme les talonne: Emmanuel Macron. Sa candidature en solo, ajoutée à celle du trublion de l’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, en quatrième position dans les sondages, fait de l’ombre à une gauche socialiste en plein désarroi.