LUXEMBOURG
DARLÈNE COLAS

La solidarité familiale est bien souvent l’un des premiers remparts contre la misère, les enfants étant les premières victimes. Le Mouvement ATD Quart Monde défend l’idée que les politiques faillissent à la protection des enfants de familles pauvres, victimes d’un engrenage dont il est difficile de sortir. 

«La Convention internationale des droits de l'enfant fête son 30ème anniversaire. Elle reconnaît le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour assurer son développement physique, mental, spirituel, moral et social. La pauvreté nuit au développement des enfants ce qui se répercute à l'âge adulte. Lorsque la pauvreté des enfants, n’est pas considérée et qu’il y a un déni de leurs droits fondamentaux, alors les personnes au pouvoir sont tenues par la loi de garantir ces droits. Le Mouvement ATD Quart Monde est d’avis qu’on ne peut protéger les droits des enfants sans protéger les droits des parents.

Actuellement, les politiques gouvernementales n’arrivent pas toujours à créer l’inclusion sociale et le dialogue social, qui sont fondamentaux pour atteindre ceux qui sont les plus exclus et vaincre la pauvreté dans toutes ses dimensions. L’expérience des familles pauvres démontre que les mesures proposées ne répondent pas toujours aux besoins de leurs bénéficiaires. Les services sociaux retirent parfois les enfants de la garde de leurs parents pour cause de mal-logement et de négligence, alors qu’il est en réalité question de manque de moyens, évoque une maman en cause. Nous constatons que la loi actuelle sur la protection de la jeunesse ne prend pas en compte l’aspiration de vivre en famille et considère trop souvent enfants et parents comme deux entités séparées.

Nous demandons que des mesures préventives soient prises pour éviter tout placement pour raison socio-économique. Si toutefois un placement est inévitable, il faut garantir le maintien des liens familiaux, qui sont une des meilleures bases pour assurer l’épanouissement de l’enfant. Entre autres, nous revendiquons des droits de visites réguliers et fréquents et non limités à deux heures par mois, comme le vivent certains parents. Nous revendiquons aussi que les parents gardent l’autorité parentale, qui leur permet de suivre l’évolution de leurs enfants et d’être impliqués davantage dans les décisions les concernant.

Nous vous invitons à la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre à 18.30 heures au CCRN Neimënster sous le thème Agir ensemble pour donner aux enfants, à leurs familles et à la société les moyens de mettre fin à la pauvreté.»