LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

Les constructeurs automobiles réclament une accélération du réseau de bornes de recharge en Europe

La voiture électrique est certes encore une niche puisqu’elle ne représente actuellement que 1% du parc automobile luxembourgeois. Néanmoins, l’intérêt des consommateurs pour ces véhicules est renforcé ces derniers temps, entre sensibilisation autour de la mobilité «verte» et incitants fiscaux. Le gouvernement prévoit en effet des primes allant de 2.500 euros pour les plug-ins hybrides à 5.000 euros pour les voitures électriques.

Actuellement, le Luxembourg compterait 1.036 voitures électriques à en croire les données du Statec qui font état d’une hausse de 27% de ce parc en un an. Reste que ces véhicules ont besoin d’être alimentés en électricité. A ce sujet, le Grand-Duché s’est lancé dans un vaste plan de déploiement de bornes de recharges électriques. D’ici à l’an prochain, le pays devrait compter 800 bornes, soit 1.600 emplacements de stationnement dédiés à ces véhicules, renseigne le site web du réseau Chargy. Ce dernier est d’ailleurs cité en exemple par Guido Savi, chargé des relations publiques pour FEBIAC Luxembourg dans un communiqué de presse. La Fédération belge et luxembourgeoise de l’Automobile et du Cycle y appelle à un accès aux bornes de recharge électriques. «Pour 2025, nous aurons besoin de plus de 1,2 million de bornes de recharge publiques en Europe», pointe le responsable.

Objectif: accélérer le réseau

Voilà pourquoi l’ACEA (Association Européenne des Constructeurs Automobiles), Eur-electric et Transport & Environnement (T&E) ont signé mercredi dernier un texte réclamant que les institutions européennes facilitent et accélèrent le déploiement d’une infrastructure de bornes de recharge intelligentes.

«Pour convaincre davantage d’automobilistes de faire le switch vers des véhicules électriques, il faut réduire le stress associé à la question de la recharge», insiste Guido Savi. Si le conducteur d’une voiture thermique peut facilement éviter la panne en trouvant une station essence sur son chemin, c’est nettement moins facile pour le détenteur d’une voiture électrique qui est non seulement face à un parc réduit de sources d’approvisionnement mais en plus, ce dernier nécessite davantage de temps qu’un plein de carburant. Le risque de se retrouver face à une borne de recharge occupée est réel.

Autant de défis qui se profilent donc pour les autorités dans un contexte où le chemin vers l’électrification du parc automobile reste pour le moins sinueux.

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