LUXEMBOURG/ANVERS
CATHERINE KURZAWA

La compagnie Take Air s’apprête à révolutionner le modèle de l’aviation d’affaires

Prendre l’avion autant de fois qu’on le souhaite pour un prix fixe de 1.650 euros par mois? Voilà ce que compte proposer la compagnie Take Air à partir de mars prochain. Avec leur abonnement, les membres peuvent ainsi voler sans limite entre Anvers et Zurich et entre Londres et Paris. La compagnie belge affirme avoir choisi ces liaisons sur base d’une étude entreprise par la célèbre école de management Vlerick Business School, basée à Gand. Ses conclusions rapportent qu’avec les quatre villes en question, quelque 150 connections sont ensuite possible pour les passagers. Ceux-ci voleront à bord de jets de type Beechcraft King Air 200 et 350 au départ de terminaux d’aviation générale. De quoi bénéficier d’un service rapide, de salles de réunions mais aussi d’absence de files d’attentes et le tout, jusqu’à quinze minutes avant le décollage. Cette flexibilité sera offerte plusieurs fois par jour sur les deux liaisons, avec comme objectif de réaliser plus de cinq vols quotidiens sur chaque ligne.

Un acteur de l’ombre

Luxembourg ne figure pas encore sur le plan de vol de Take Air mais son directeur général et fondateur nous confie que «Luxembourg est certainement une destination potentielle pour Take Air dans le futur». Matthieu Dardenne dit se concentrer d’abord sur le lancement des deux premières liaisons mais qu’une arrivée au Findel «dans les trois ans est sans doute raisonnable». Take Air débarque sur un marché de l’aviation d’affaires en pleine évolution. Entre les récents rachats opérés par la firme luxembourgeoise Luxaviation qui renforce ses parts de marché (voir cadre ci-contre) et l’arrivée de nouveaux acteurs tels que Wijet qui joue la carte du low-cost, voilà qu’un autre propose carrément de voler à volonté.

Derrière Take Air, on retrouve The Aviation Factory. Cette entreprise belge se présente comme un laboratoire d’idées pour l’industrie aéronautique. Dans le secteur, la firme est connue pour ses activités de «broker» à savoir, affréter des avions pour des compagnies aériennes ou des organisateurs de voyage. Un rôle d’intermédiaire qui permet donc au groupe de bien tâter le terrain avant de tenter une autre activité. L’an dernier, la firme aurait réalisé 25 millions d’euros de chiffre d’affaires d’après le quotidien belge «L’Echo».
www.flytakeair.com