LUXEMBOURG
FABIENNE KOLBER

«Travis Strikes Again: No More Heroes» devrait plaire aux fans des précédents opus et de leur créateur Suda51

No More Heroes» raconte l’histoire de Travis Touchdown, jeune assassin et otaku, devant tuer d’autres assassins pour devenir le numéro un. Dans le spin-off, «Travis Strikes Again: No More Heroes», Travis a désormais pris sa retraite en tant qu’assassin et s’est retiré dans un camping-car pour jouer aux jeux vidéo.

Il ne pourra pas profiter de sa tranquillité très longtemps, car il se fait attaquer par Badman, le père d’une fille qu’il a tué dans un précédent jeu. En se battant dans le camping-car de Travis, les deux sont soudainement transportés dans sa console nommée la «Death Drive Mk II». Cette dernière exauce un voeu de la personne parvenant à terminer ses six jeux. C’est ainsi que Travis décide de trouver les six «Death Balls» contenant ces jeux et d’explorer ces différents mondes virtuels.

Le jeu est divisé en deux segments: les phases de combat dans les jeux vidéo et celle où l’histoire progresse, sous forme de «visual novel». Dans celle-ci, on suit Travis et son chat qui partent à la recherche des six balles dans le monde entier et rencontrent de nouveaux personnages. Ces courts passages sont réalisés sous forme de pixel art, qui vont très bien à la thématique du jeu. Les conversations font également souvent référence à la culture populaire et aux précédents «No More Heroes».

Combats monotones

Après avoir récupéré une«Death Ball», Travis retourne à son camp et rejoint le monde virtuel. Chaque balle représente un jeu de style très différent et le gameplay change légèrement selon le jeu. Entre des combats hack-and-slash, des moments de platforming, des petits casse-tête et même des courses à moto, le gameplay est assez varié. Mais le but reste toujours le même: se débarrasser des ennemis et battre le boss final. On remarque très vite que les ennemis représentant des bugs, apparaissent en vague et se répètent sans cesse. Certains sont plus difficiles à battre que d’autres, mais faire du «button mashing» suffit normalement pour faire l’affaire. Seuls les boss sortent du lot et sont plus intéressants à battre, mais n’arrivent pas à la cheville des boss plus mémorables des précédents jeux.

Pour rendre les combats un peu plus intéressants, le joueur pourra choisir de jouer en tant que Travis ou Badman, même s’ils se jouent de façon très similaire. Il débloquera aussi un grand nombre de skills qui sont plus puissants mais doivent être rechargés. Jusqu’à quatre de ces attaques spéciales peuvent être attribuées aux personnages. Tout ceci ne suffit malheureusement pas à rendre les combats moins monotones et les niveaux moins longs et répétitifs.

Réussite stylistique

Si Travis n’est pas en train de se battre ou de chercher les «Death Balls», il pourra passer un peu de temps dans son camping-car. Ici, il est possible de changer de tenue, lire des fax ou obtenir plus d’informations concernant la «Death Drive MK II» et ses jeux.

Des t-shirts, tirés de jeux indépendants, peuvent être achetés et portés entre chaque niveau. Un «gimmick» sympathique, mais malheureusement on les voit à peine durant la majorité du jeu, dépendant de la perspective de la caméra.

«Travis Strikes Again» est stylistiquement une réussite, mais les combats qui constituent la plus grande partie du jeu sont fastidieux. Le jeu devra tout de même plaire aux fans des précédents opus et de leur créateur Suda51. Car il est amusant de pouvoir reprendre le rôle de Travis et de profiter des nombreuses références faites aux anciens jeux. Mais les joueurs peu familiers avec cet univers auront par contre du mal à totalement apprécier ce jeu.

Testé et disponible sur Nintendo Switch pour environ 40€.