LUXEMBOURG
CATHERINE KURZAWA

La banque originaire du Liechtenstein fête ses 30 ans de présence au Luxembourg

Si la discrétion est évidemment le maître-mot de tout banquier privé, certains ont l’art de la cultiver plus que les autres. C’est sans doute le cas de VP Bank, cette structure basée à l’avenue de la Liberté, où travaille une centaine de travailleurs. D’ici à la fin de l’année, la banque née au Liechtenstein en 1956 prendra de la hauteur, direction le Kirchberg et la tour de BGL BNP Paribas plus précisément.

«Nous sommes ici pour rester», a assuré mercredi matin lors d’une rencontre avec la presse Thomas Steiger, CEO de VP Bank Luxembourg. Le Grand-Duché représente plus de 15% des actifs sous gestion du groupe basé au Liechtenstein, soit 6,3 milliards de francs suisses (5,5 milliards d’euros environ).

Ce marché a deux atouts de taille selon VP Bank: il est une porte d’entrée au marché européen et il représente un «one-stop shop» pour les fonds d’investissement. «La chaîne de valeur des fonds d’investissement peut être fournie par un seul intermédiaire», a illustré Eduard von Kymmel, CEO de VP Fund Solutions. Cette filiale de VP Bank Luxembourg souffle, elle, ses 20 bougies cette année et emploie une trentaine de salariés. Sa cible de prédilection? Les fonds entre 20 et 500 millions de francs suisses. Au total, ses fonds sous administration s’élèvent 9,3 milliards de francs suisses, a précisé le responsable.

Changement de paradigme

Hormis le Liechtenstein et le Luxembourg, le groupe VP Bank est aussi présent en Suisse, à Singapour, Hong Kong, Moscou et aux Îles Vierges britanniques. Fort de 860 salariés, VP Bank a signé l’an dernier un revenu net de 65,8 milliards de francs suisses (57 milliards d’euros).

Les changements règlementaires comme l’échange automatique des informations ont littéralement rebattu les cartes pour le groupe. «Nous avons probablement perdu plus de 50% de nos clients au Luxembourg», a admis le CEO de VP Bank Group, Alfred W. Moeckli. Selon lui, le nombre de clients a certes diminué mais les actifs ont, eux, pris la trajectoire inverse.

Dans l’ensemble, les actifs sous gestion des clients de VP Bank ont gonflé de près de 13% entre 2016 et 2017. De quoi nourrir la soif de croissance du groupe, et il ne s’en cache pas: «Nous regardons toujours aux opportunités», a confié Alfred W. Moeckli qui cible des banques ayant des actifs de l’ordre de 20 milliards de francs suisses.


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